Philippe appelle syndicats et patronat pour dire « l’importance qu’il accorde au dialogue social »
Edouard Philippe a pris contact jeudi avec les principales organisations syndicales et patronales, en les assurant de "l...

Philippe appelle syndicats et patronat pour dire « l’importance qu’il accorde au dialogue social »

Edouard Philippe a pris contact jeudi avec les principales organisations syndicales et patronales, en les assurant de "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a pris contact jeudi avec les principales organisations syndicales et patronales, en les assurant de "l'importance qu'il accorde au dialogue social", a annoncé son entourage à l'AFP, alors que se prépare pour cet été une délicate réforme du droit du travail.

Dans l'après-midi et la soirée, le Premier ministre a appelé successivement: Laurent Berger (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Pierre Gattaz (Medef), Pierre Burban (UPA), Philippe Martinez (CGT), François Asselin (CGPME) et Luc Bérille (Unsa), a-t-on précisé à Matignon.

Le chef du gouvernement a appelé les représentants des principaux partenaires sociaux "afin de se présenter" après sa nomination lundi, "et surtout exprimer l'importance qu'il accorde au dialogue social dans le travail du gouvernement et dans le cadre de sa feuille de route", selon son entourage.

Comme annoncé dans son programme de campagne, le président Emmanuel Macron veut mener durant l'été une réforme du droit du travail, en utilisant la voie des ordonnances pour faire adopter le projet de loi au Parlement. L'objectif est "d'être opérationnel à la rentrée", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, plaidant que "cet objectif du plein emploi nécessite d'aller vite et de ne pas perdre deux ans, parce qu'il faut en moyenne deux ans sur un texte législatif classique pour qu'il soit totalement en vigueur".

Un bras de fer s'est d'ores et déjà engagé sur cette future réforme: le tandem Macron/Philippe souhaite aller vite quand les syndicats réclament du temps pour la concertation.

Les détails ne sont pas encore connus mais le candidat Macron avait promis de donner plus de place à l'accord d'entreprise, de plafonner les indemnités prud'homales en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse (hormis les cas de discrimination, de harcèlement) ou encore d'instaurer le référendum dans l'entreprise à l'initiative de l'employeur.

Lundi, dès sa nomination, le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé que le choix d'Emmanuel Macron de recourir aux ordonnances pour légiférer sur cette réforme, qui poursuit la logique de la loi El Khomri, ne signifiait pas "le refus de la discussion".

Mais si M. Philippe a assuré qu'il y aurait "évidemment consultation et discussion" avec les partenaires sociaux, il a également assuré qu'il y aurait aussi "rapidité d'exécution".

Le programme de M. Macron prévoit d'autres réformes qui concernent directement les partenaires sociaux, comme l'alignement des régimes de retraite avec la fin des régimes spéciaux, ou encore un basculement de la gestion de l'assurance-chômage -actuellement gérée par syndicats et patronats- dans le tripartisme avec un pilotage de l'Etat.

Le calendrier de ces réformes n'est pas connu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le