Philippe: « aucune raison » que Ferrand démissionne tant qu’il n’est pas mis en examen
Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand n'a "aucune raison" de devoir démissionner "aussi longtemps" qu'il n...

Philippe: « aucune raison » que Ferrand démissionne tant qu’il n’est pas mis en examen

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand n'a "aucune raison" de devoir démissionner "aussi longtemps" qu'il n...
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Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand n'a "aucune raison" de devoir démissionner "aussi longtemps" qu'il n'est pas mis en examen, même après l'ouverture d'une enquête par le parquet de Brest, a affirmé jeudi le Premier ministre, Édouard Philippe.

"L'ouverture d'une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j'ai moi-même formulée publiquement: aussi longtemps qu'il n'y a pas de mise en examen, il n'y a aucune raison de demander à M. Ferrand de quitter le gouvernement", a déclaré le Premier ministre, lors d'un déplacement à Montereau-Fault-Yonnne (Seine-et-Marne).

"Il a ma confiance, c'est la position que j'ai exprimée mardi, que j'ai exprimée hier (mercredi), nous sommes jeudi, je l'exprime encore et croyez-moi, je compte bien l'exprimer aussi longtemps que la situation ne changera pas", a assuré M. Philippe.

Une mise en examen déclenche "immédiatement" la démission d'un ministre, "sauf dans un cas", a-t-il précisé: celui de la diffamation, où la mise en examen est automatique. Ce cas concerne actuellement le ministre de la Justice et président du MoDem, François Bayrou.

"Un ministre qui serait mis en examen démissionnerait immédiatement, c'est la position claire que j'ai exprimée et je ne vois aucune raison d'en changer", a insisté M. Philippe.

L'ouverture d'une enquête préliminaire visant M. Ferrand est intervenue le jour de la présentation par le garde des Sceaux de son texte sur la moralisation de la vie publique, qui sera présenté en Conseil des ministres le 14 juin.

M. Philippe, Premier ministre nommé par Emmanuel Macron et issu de LR, était venu en Seine-et-Marne pour soutenir l'UDI Yves Jégo, qui brigue un quatrième mandat dans la troisième circonscription de ce département d'Ile-de-France.

Le mouvement présidentiel, la République en Marche (REM), n'a investi aucun candidat face à l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui a fait part de sa "bonne volonté" pour travailler avec une majorité présidentielle.

MM. Philippe et Jégo se sont promenés sur un marché d'une cité populaire de la ville, avant de rendre visite à une "Digitale académie", spécialisée dans l'éducation à distance et le soutien aux jeunes peu qualifiés voulant se lancer dans des études supérieures.

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