Philippe Laurent : « L’élection pour la présidence de l’AMF ne doit pas être prise en otage par la présidentielle »
Candidat à la présidence de l’AMF, Philippe Laurent, le maire de Sceaux, a récusé mardi, sur Public Sénat, les critiques quant à sa proximité avec l’exécutif. À l’inverse, il a voulu dénoncer le soutien apporté selon lui par LR à son concurrent, le maire de Cannes David Lisnard.

Philippe Laurent : « L’élection pour la présidence de l’AMF ne doit pas être prise en otage par la présidentielle »

Candidat à la présidence de l’AMF, Philippe Laurent, le maire de Sceaux, a récusé mardi, sur Public Sénat, les critiques quant à sa proximité avec l’exécutif. À l’inverse, il a voulu dénoncer le soutien apporté selon lui par LR à son concurrent, le maire de Cannes David Lisnard.
Romain David

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Une liste un peu trop proche du pouvoir ? Candidat à la présidence de l’Association des maires de France, dont le congrès annuel s’est ouvert lundi, le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent, s’est vu accuser durant sa campagne de porter une liste largement composée d’édiles qui soutiennent l’action d’Emmanuel Macron. Ce qui pour certains pourrait porter atteinte au caractère transpartisan de l’association, qui a toujours revendiqué son indépendance vis-à-vis du pouvoir et des partis politiques. « Je récuse cela ! C’est un peu méprisant après 20 ans de combat à l’AMF », a réagi le principal intéressé mardi matin, au micro de « Bonjour chez vous » sur Public Sénat.

« Entendre cela, c’est considérer que les maires qui m’ont accompagné dans cette aventure sont manipulables. Les maires ne sont pas manipulables ! », martèle Philippe Laurent. « Je suis très critique [à l’égard de l’exécutif] », assure par ailleurs celui qui est aussi le vice-président de la métropole du Grand Paris. « Il y a un problème de culture entre la haute administration qui irrigue la pensée du président de la République et le rapport aux pouvoirs locaux », pointe-t-il.

« Il paraît clair que tout l’état-major d’un grand parti de droite soutien David Lisnard »

« L’élection pour la présidence de l’AMF ne doit pas être prise en otage par l’élection présidentielle de l’année prochaine », poursuit le maire de Sceaux, qui reproche à son adversaire, David Lisnard, le maire LR de Cannes, d’être largement soutenu par Les Républicains. « Avec David Lisnard, il y a une mise en avant des partis politiques et des écuries politiques. Il paraît clair que tout l’état-major d’un grand parti de droite le soutien », tacle-t-il. « Moi, je n’ai pas le soutien d’un parti, mais celui d’un grand nombre de maires et de beaucoup de présidents d’associations départementales. Je pense qu’il s’agit de soutiens plus efficaces pour l’élection et pour l’avenir ».

Philippe Laurent a également regretté le soutien apporté à son concurrent par le président sortant, le maire de Troyes François Baroin. « La méthode n’a pas été la bonne. Il eut fallu que les dirigeants de l’AMF puissent être concertés au début de l’été », explique Philippe Laurent, qui assure avoir appris « à la fin du mois d’août » le choix de François Baroin. « C’est une décision qui ne paraît pas appropriée », soupire-t-il.

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