Philippe: le général de Villiers peut « bien entendu » rester chef d’état-major
Le général Pierre de Villiers peut "bien entendu" rester dans ses fonctions de chef d'état major de l'armée, a déclaré vendredi...

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Le général Pierre de Villiers peut "bien entendu" rester dans ses fonctions de chef d'état major de l'armée, a déclaré vendredi Edouard Philippe, malgré le sévère recadrage jeudi soir par Emmanuel Macron sur fond de tensions budgétaires avec les Armées.

M. de Villiers peut-il rester en fonction ? "Bien entendu. Vous savez, un message, quand il est exprimé par un chef, est formulé de façon forte et claire et il est reçu", a répondu le Premier ministre sur BFMTV, après le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées.

"Je comprends tous les débats, toutes les interrogations, toutes les discussions, mais s'agissant des armées, et s'agissant du chef des armées, quand une consigne est donnée, elle est tenue", a également déclaré Edouard Philippe.

Jeudi soir, au ministère de la Défense, Emmanuel Macron a sévèrement recadré le chef d'Etat-major Pierre de Villiers, qu'il vient pourtant de reconduire pour un an, considérant "qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique". M. de Villiers avait vivement critiqué mercredi devant des députés le train d'économies de 850 millions d'euros imposé à la Défense en 2017, jugeant la trajectoire budgétaire "non tenable".

"Le président de la République a indiqué qu'il était chef des armées, qu'il avait pris des engagements et les tiendrait et que tous ceux qui voulaient commenter ou s'exprimer sur ces sujets perdaient peut-être de vue le fait qu'il s'était engagé et qu'il tiendrait ses engagements", a également déclaré le chef du gouvernement.

"Le président de la République a eu l'occasion de dire qu'il s'était engagé pour qu'en 2025, le budget de la Défense soit à 2% du PIB. Pour y arriver, nous allons devoir faire année après année des efforts considérables et mobiliser de plus en plus de moyens pour faire en sorte de pouvoir doter les militaires --mais pas seulement les militaires, notre pays, la France-- d'un outil de défense qui soit à la hauteur de l'instabilité et des dangers du monde", a-t-il poursuivi.

"Le président de la République a eu l'occasion de dire que pour l'année prochaine, 2018, le budget qui serait consenti aux armées sera de 34,2 milliards d'euros, ce qui est un effort considérable par rapport à ce qu'il était l'année dernière et cette année", a conclu M. Philippe.

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