Philippe ne se voit pas « tout envoyer balader sur un coup de tête »
"L’idée que je sois exaspéré et que je puisse tout envoyer balader sur un coup de tête, ce n’est juste pas moi", affirme Edouard...

Philippe ne se voit pas « tout envoyer balader sur un coup de tête »

"L’idée que je sois exaspéré et que je puisse tout envoyer balader sur un coup de tête, ce n’est juste pas moi", affirme Edouard...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"L’idée que je sois exaspéré et que je puisse tout envoyer balader sur un coup de tête, ce n’est juste pas moi", affirme Edouard Philippe dans le JDD, après des semaines d'intenses pressions dues à la crise des "gilets jaunes".

"Je ne suis jamais exaspéré. Je réfléchis toujours avant de prendre mes décisions", répond-il à l'hebdomadaire qui l'interroge sur des craintes de démission évoquées par son entourage début décembre, lorsque l'exécutif a dû abandonner la taxe carbone qui a déclenché un vaste mouvement de protestation contre les taxes et la baisse du pouvoir d'achat.

Cette mobilisation, qui dure depuis le 17 novembre, a faibli pour son acte VI samedi, à trois jours de Noël, avec près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières, parfois avec des violences.

Même s'il est marqué par plus d'un mois de manifestations qui visent directement l'exécutif, le Premier ministre semble tenir bon, selon le JDD.

"La politique, c’est comme la boxe. Quand vous montez sur le ring, vous savez que vous allez prendre des coups. J’en prends. Je peux en donner aussi. J’aime ça", dit-il, répétant ce qu'il avait dit devant des députés mardi soir.

Il ajoute : "Les critiques, je sais très bien qui les formule et à quelles fins. Je ne suis pas aveugle".

Face aux rumeurs de dissensions entre lui et le président Emmanuel Macron, il assure que la crise n’a fait qu’"intensifier" sa relation avec Emmanuel Macron. "On se parle beaucoup, on se dit les choses", assure-t-il au journal.

Ces dernières semaines, Edouard Philippe a par deux fois plaisanté publiquement sur sa durée de vie à Matignon, qui sera quoi qu’il arrive plus courte que son mandat de maire du Havre (6 ans et demi).

"Il se projette après les Européennes à Matignon", assure toutefois un de ses amis ex-LR, qui avec d’autres souligne la "loyauté" d’Edouard Philippe quand il s’agit du "patron", Alain Juppé naguère, et aujourd’hui Emmanuel Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le