Philippe Poutou : « les élections, ça ne change pas la vie »
Ce lundi, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle, était l’invité de Présidentielle 360, sur Public Sénat. Il a attaqué le monde politique et défendu la mobilisation sociale, plus importante à ses yeux qu’une élection.

Philippe Poutou : « les élections, ça ne change pas la vie »

Ce lundi, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle, était l’invité de Présidentielle 360, sur Public Sénat. Il a attaqué le monde politique et défendu la mobilisation sociale, plus importante à ses yeux qu’une élection.
Public Sénat

Par Pierre de Boissieu

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat du NPA a dénoncé le « spectacle affligeant et écoeurant du monde politicien corrompu. » « Ils se permettent de discuter de politiques de rigueur, de réduction des déficits et, en même temps, ce sont eux qui piquent dans les caisses publiques » a-t-il expliqué.

Pour Philippe Poutou, les citoyens doivent reprendre la politique en main. « Les élections, ça ne change pas la vie. (...) Ce qui se passe en Guyane, à notre avis, c’est cela qui va être plus déterminant que le résultat des élections : une population qui se met en colère, qui dit son “ras-le-bol” » a avancé le candidat du NPA.

« Jean-Luc Mélenchon représente l’inverse de ce qu’on veut dire »

Philippe Poutou : « Jean-Luc Mélenchon représente l’inverse de ce qu’on veut dire »
00:47

Philippe Poutou a clairement marqué sa différence avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise. « Cela fait des décennies que Jean-Luc Mélenchon fait de la politique, il a été au parti socialiste pendant longtemps, il a  même été dans le gouvernement de Jospin » a-t-il souligné. Pour lui, le candidat de La France insoumise « représente l’inverse de ce que nous voulons dire : prendre nos affaires en main et rompre avec ce système capitaliste, rompre avec la gauche institutionnelle. »

Par ailleurs, le candidat du NPA a rappelé l’engagement de son parti pour l'internationalisme : « nous sommes pour la solidarité entre les peuples, pas du tout pour une discussion sur la République, le chauvinisme ou le protectionnisme. »

Interdire le licenciement

Philippe Poutou défend l'idée de l'interdiction du licenciement
01:45

Une des mesures phares du programme de Philippe Poutou est l’interdiction du licenciement. « Il est certain qu’il y a des petits patrons et des artisans qui souffrent réellement - et notamment dans l’agriculture » a-t-il concédé. Mais pour lui, il s’agit surtout d’appliquer cette mesure aux « gros patrons », comme Arnault ou Ford, l’entreprise dans laquelle travaille le candidat du NPA.

« Il n’y a aucune raison que les salariés payent les aléas d’une économie dirigée par d’autres » a déclaré Philippe Poutou. « Cette idée paraît peut-être idéaliste ou utopique, mais il va falloir une économie qui protège vraiment tout le monde ».

Désarmer la police

Philippe Poutou veut désarmer la police
02:24

Le candidat du NPA a dénoncé « la police qui sévit dans les quartiers populaires. » « Il y a des corps de policiers qui y mènent une politique de harcèlement, ainsi que dans les manifestations » a-t-il expliqué. Il faudrait, selon Philippe Poutou, suivre l'exemple de l’Angleterre, de la Norvège ou de la Suède.

« La violence, ce n’est pas les jeunes des quartiers mais la vie qu’on leur impose. C’est 20 % de chômage, un niveau de vie très bas et des conditions de plus en plus difficiles » a avancé le candidat du NPA. Pour Philippe Poutou, la solution est sociale : « donner du boulot, développer les services publics et empêcher le racisme qui existe chez certains policiers. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le