Philippe sur l’affaire Benalla: « l’affaire est aux mains de la justice et c’est très bien ainsi »
L'affaire concernant le collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla, que des images montrent frapper un jeune homme le 1er mai, ...

Philippe sur l’affaire Benalla: « l’affaire est aux mains de la justice et c’est très bien ainsi »

L'affaire concernant le collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla, que des images montrent frapper un jeune homme le 1er mai, ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'affaire concernant le collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla, que des images montrent frapper un jeune homme le 1er mai, "est désormais aux mains de la justice et c'est très bien ainsi", a déclaré jeudi Edouard Philippe devant le Sénat.

"De toute évidence, nous serons déterminés à faire en sorte que cette enquête préliminaire puisse permettre de faire toute la lumière et que nous puissions tirer toutes les conclusions de cette enquête et de cette procédure judiciaire engagée", a ajouté le Premier ministre, en plaidant pour "déterminer les faits précis, les raisons claires, l'enchaînement des décisions qui ont été prises sur ce sujet".

M. Philippe était interpellé par la présidente du groupe communiste au Sénat Eliane Assassi, qui demandait de "mettre un terme à l'intervention des barbouzes du nouveau monde dans les mouvements sociaux".

"Je ne peux pas admettre que certains viennent par leur comportement jeter le doute sur l'intégrité et l'exemplarité de nos forces de l'ordre", lui a répondu M. Philippe en évoquant "des images (...) particulièrement choquantes".

Affirmant que M. Benalla ne se trouvait auprès des forces de l'ordre "en aucun cas dans le cadre d'une mission qui lui a été confiée", M. Philippe a estimé qu'il avait ainsi "outrepassé son statut d'observateur".

"Un comportement de ce type exigeait une réaction de la part de l'employeur de cet individu", a souligné le Premier ministre.

"Et c'est ce qui s'est passé. Très rapidement, une décision qui est une sanction administrative a été prise, de mise à pied sans traitement de l'intéressé", "dès le 4 mai", a-t-il insisté.

Dans un article mis en ligne mercredi soir, accompagné d'une vidéo, le quotidien Le Monde a révélé qu'Alexandre Benalla, chargé de mission à l'Elysée, s'était coiffé d'un casque des forces de l'ordre avant de "s'en prendre à un jeune homme à terre pendant une manifestation" à l'occasion du 1er-Mai.

La manifestation syndicale du 1er-Mai avait été éclipsée par les violences de groupes d'ultragauche et avait suscité des frustrations syndicales - avec des craintes pour le droit de manifester - ainsi qu'une polémique politique autour d'éventuelles défaillances policières.

Partager cet article

Dans la même thématique

3min

Politique

Grève des médecins libéraux : le gouvernement cède sur certaines mesures

Alors que les médecins libéraux ont entamé un mouvement de grève depuis dix jours, pour protester contre certaines mesures du budget de la Sécurité sociale et du projet de loi contre la fraude, le ministère de la Santé propose une série de mesures. Principale annonce : la suppression des dispositifs permettant des baisses unilatérales des tarifs.

Le

3min

Politique

Budget : l’exécutif s’oriente définitivement vers le 49-3 ou les ordonnances

Alors que les débats s’enlisent à l’Assemblée, l’exécutif a annoncé la suspension des discussions budgétaires jusqu’à mardi, et devrait annoncer la semaine prochaine un recours au 49-3 ou aux ordonnances. Des propositions de compromis sur la copie initiale sont attendues dans la journée, pour tenter de négocier une non-censure du gouvernement.

Le

Philippe sur l’affaire Benalla: « l’affaire est aux mains de la justice et c’est très bien ainsi »
6min

Politique

Grande distribution : les syndicats agricoles appellent à « une rémunération digne de ce nom »

Lors d’une table ronde menée par la commission d’enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution, des syndicats agricoles ont alerté sur le niveau de rémunération des agriculteurs. Au centre des griefs : les négociations menées avec la grande distribution et les industriels, ainsi que la politique des marges qui pénalise les produits français.

Le