Philippe: une « surprise », mais qui ne remet pas « en cause » le Brexit
Edouard Philippe a jugé vendredi que les résultats du vote en Grande-Bretagne, où les conservateurs ont perdu la majorité absolue...

Philippe: une « surprise », mais qui ne remet pas « en cause » le Brexit

Edouard Philippe a jugé vendredi que les résultats du vote en Grande-Bretagne, où les conservateurs ont perdu la majorité absolue...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe a jugé vendredi que les résultats du vote en Grande-Bretagne, où les conservateurs ont perdu la majorité absolue, constituaient "une forme de surprise", mais ne remettaient pas "en cause en quoi que ce soit" la position des Britanniques sur le Brexit.

"Les Britanniques se sont exprimés, ils ont voté, donné une majorité au parti conservateur, mais cette majorité est relative, ce qui constitue à bien des égards une forme de surprise", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1.

"Je ne suis pas sûr qu'il faille lire les résultats de ce scrutin comme remettant en cause en quoi que ce soit la position exprimée souverainement par les Britanniques sur le Brexit", a affirmé M. Philippe, interrogé sur de possibles conséquences de ce vote sur les négociations de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"De toutes façons, ce seront des discussions qui seront longues et qui seront complexes", a-t-il pronostiqué.

Selon lui, le scrutin outre-Manche a "assez peu porté sur le Brexit, mais beaucoup plus sur des considérations de politique intérieure, liées par exemple à la sécurité", après les attentats qui ont frappé le pays.

"Donc peut-être que la tonalité des discussions (sur le Brexit, ndlr) s'en trouvera affectée, peut-être que les interlocuteurs s'en trouveront modifiés, mais je ne crois pas qu'il faille lire dans ce scrutin autre chose que la volonté exprimée par les Britanniques de choisir majoritairement le parti conservateur, mais avec une moindre intensité que ce qu'on pensait", a-t-il ajouté.

"Quel que soit le gouvernement qui sort des urnes, ce sera l'interlocuteur légitime du gouvernement français", a également déclaré le Premier ministre, soulignant que "le Royaume-Uni est un allié extrêmement important et décisif pour la France".

La Première ministre conservatrice Theresa May était pressée de démissionner vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique, un résultat qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit.

Mme May avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne.

En perdant sa majorité absolue au Parlement, la cheffe du gouvernement conservateur a non seulement raté son pari de renforcer son autorité, mais elle a également jeté le trouble sur sa capacité à imposer sa ligne lors des discussions avec Bruxelles, censées commencer dans dix jours, estiment des experts.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le