Philippot (FN) « à l’inverse » de la « vision assez rabougrie » et « rétrograde » de Ménard
Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot s'est dit mercredi "à l'inverse" de la "vision assez rabougrie" et ...

Philippot (FN) « à l’inverse » de la « vision assez rabougrie » et « rétrograde » de Ménard

Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot s'est dit mercredi "à l'inverse" de la "vision assez rabougrie" et ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot s'est dit mercredi "à l'inverse" de la "vision assez rabougrie" et "rétrograde" de Robert Ménard, après la lettre ouverte du maire de Béziers à ses "amis du FN".

Dans cette lettre, M. Ménard, élu en 2014 avec le soutien du FN, plaide pour des alliances à droite et remet en question le leadership de Marine Le Pen.

"Sur le fond, je suis à l'inverse de lui. Lui a toujours une vision assez rabougrie, fermée, rétrograde des choses. Il nous parle d'union des droites... Ça, c'était le front il y a 25 ans. On ne va pas faire l'union des droites avec des gens qui nous ont trahis méthodiquement quand ils sont arrivés au pouvoir (...) et qui par ailleurs sur les positions économiques et européennes sont aux antipodes des nôtres", a réagi M. Philippot sur France 2.

La droite, a-t-il poursuivi, "défend la loi travail. Nous on n'est pas pour la loi travail, on n'est pas pour la précarisation des Français".

"Il n'y a pas de doute qui s'exprime" sur le leadership de Marine Le Pen, a assuré M. Philippot. "On a entamé une refondation pour aller vers un Front national qui va probablement devenir une nouvelle force politique, comme Marine l'a dit, et qui veut être plus rassembleur. Je pense, au contraire de ce que dit M. Ménard, qu'il faut être plus ouvert, plus rassembleur, plus moderne, plus connecté avec la société française et faire l'union des patriotes".

Interrogé sur LCI, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a lui aussi défendu, sans "tabou", Marine Le Pen, "la plus à même de nous représenter et de nous diriger" après avoir "porté le Front national à un niveau historiquement jamais atteint dans son histoire".

"Quand on mène une réflexion de fond sur notre stratégie --ce qui est parfaitement légitime, c'est même une preuve de maturité politique--, il ne faut pas tomber dans une espèce de dérive qui consisterait à tout remettre en question", a poursuivi M. Bay.

"Je serais curieux de savoir comment Ménard aurait gagné à Béziers sans le soutien de l'inefficace FN et de l'incompétente MLP (Marine Le Pen - ndlr)... Chiche ?" a aussi interrogé sur Twitter David Rachline, sénateur-maire FN de Fréjus.

Celui qui a dirigé la campagne présidentielle de Marine Le Pen a ensuite estimé que M. Ménard, "l'inspecteur des travaux finis de la ringarde +union des droites+, devrait être plus respectueux et humble : il doit beaucoup à MLP !"

C'est une "attaque indigne de Marine" a aussi critiqué sur Twitter Damien Philippot, frère de Florian et assistant parlementaire de la présidente du FN.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le