Un imbroglio agitait vendredi le Front national autour de la direction de la fédération de la Somme, dirigée jusque-là par un proche de Florian Philippot, Éric Richermoz, qui n'a pas fait connaître son choix entre le démissionnaire du FN et Marine Le Pen.
Peu avant midi, Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint du FN, a annoncé dans un tweet que "le FN poursuit sa route. Félicitations à nos deux nouveaux chargés de mission: Éléonore Revel (44) et Loïc Grimaux (80). En avant!"
La fédération FN de la Somme était jusque-là dirigée par M. Richermoz, réputé proche de Florian Philippot mais qui n'a répondu à aucune sollicitation de la presse depuis l'annonce du départ de l'ancien vice-président du FN et affichait encore "secrétaire départemental FN Somme" dans son profil vendredi après-midi.
Vers 14 heures, Loïc Grimaux se fend pourtant d'un communiqué sur Twitter: "En remplacement d'Éric Richermoz, le Front national m'a ce jour nommé SD de la Somme. Merci. Mais devant l'évolution inquiétante de ce parti, en train de se replier sur une vieille ligne nauséabonde, je décline cette nomination."
Le secrétaire général du Front national, Nicolas Bay, le 9 septembre 2017 à Brachay
AFP/Archives
"En outre, je démissionne du Front national et rejoins la dynamique d'ouverture des Patriotes!", ajoute-t-il, annonçant ainsi son ralliement à l'association lancée mi-mai par M. Philippot et au coeur du conflit ayant amené l'eurodéputé à quitter le FN.
Nouveau rebondissement une demi-heure plus tard, le secrétariat général du Front national, dirigé par Nicolas Bay, adversaire interne de son adjoint M. Lacapelle, a tweeté simplement : "Nicolas Bay n'a jamais nommé Loïc Grimaux SD de la Somme".
Avant que M. Grimaux ne vienne publier dans un nouveau tweet une capture d'écran de ce qu'il affirme être un SMS de M. Lacapelle: "Même pas le courage de répondre. Quand on est faible et sans honneur, on reste une merde jusqu'au bout de sa vie. Tu ne mérites même pas l’égout dans lequel tu termineras".
A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.
C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.
Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.
Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.