Pierre Moscovici appelle à un « réveil » face aux « démocrates illibéraux »
Interrogé sur l'élection du candidat d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, le commissaire européen Pierre Moscovici a appelé...

Pierre Moscovici appelle à un « réveil » face aux « démocrates illibéraux »

Interrogé sur l'élection du candidat d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, le commissaire européen Pierre Moscovici a appelé...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé sur l'élection du candidat d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, le commissaire européen Pierre Moscovici a appelé lundi sur Public Sénat à un "réveil" des démocrates face à la montée des "démocrates illibéraux".

Le commissaire aux affaires économiques et financières a qualifié le nouveau président brésilien de "démocrate illibéral". Démocrate "parce qu'il arrive au pouvoir par les urnes", illibéral "parce qu'une fois qu'ils sont au pouvoir, (ces dirigeants, ndlr) ont du mal à le rendre", a-t-il dit sur la chaîne parlementaire.

Premières victimes de ces dirigeants ouvertement "populistes", selon les termes employés par Pierre Moscovici: "les minorités, les médias, l'indépendance de la justice", a-t-il affirmé, citant quelques minutes plus tard l'exemple de la Pologne et de la Hongrie qui font l'objet d'une procédure au sein de l'Union européenne pour "non respect de l'État de droit".

"C'est une tendance mondiale qui voit les démocraties libérales, au sens des libertés, reculer", a-t-il ajouté, évoquant une "fatigue démocratique" des citoyens.

"Il faut se retrousser les manches et s'attaquer aux inégalités qui font mal, qui font mal au peuple et le conduisent dans des choix qui sont dangereux à terme", a-t-il poursuivi, en évoquant une "tendance" populiste "partout dans le monde: en Chine, en Russie, aux États-Unis d'une certaine façon, maintenant au Brésil et en Hongrie et en Pologne en Europe".

Partager cet article

Dans la même thématique

Pierre Moscovici appelle à un « réveil » face aux « démocrates illibéraux »
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le