Pierre Moscovici : « L’Europe doit changer sinon elle va disparaître »
Redonner espoir au projet européen : c’est le souhait de Pierre Moscovici. Alors que l’Union Européenne traverse une crise historique, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières invite les pro-européens à se mobiliser. À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage « S’il est minuit en Europe », Pierre Moscovici confie cette semaine dans Europe Hebdo sa vision de l'Europe.

Pierre Moscovici : « L’Europe doit changer sinon elle va disparaître »

Redonner espoir au projet européen : c’est le souhait de Pierre Moscovici. Alors que l’Union Européenne traverse une crise historique, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières invite les pro-européens à se mobiliser. À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage « S’il est minuit en Europe », Pierre Moscovici confie cette semaine dans Europe Hebdo sa vision de l'Europe.
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Par Marie et Aurélie

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L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis vient bousculer l’Europe. Face à cette nouvelle ère présidentielle, il est nécessaire de porter les valeurs européennes de tolérance et d’égalité. Selon Pierre Moscovici, c’est par son unité que l’Europe peut répondre à cet enjeu politique : « Il faut être capable de s’unir dans ce moment particulier, où il y a une présidence très spéciale qui s’annonce, il faut être capable de porter nos valeurs d’économie ouverte, de société ouverte, de dire que l’Europe est une belle chose car il n’y a pas de peine de mort, pas de discriminations en fonction du sexe, de la couleur de la peau ou des préférences sexuelles ».

Si l’Europe subit une crise identitaire accentuée par le Brexit et la crise des migrants, elle est aussi en mal de popularité. Mais pour Pierre Moscovici, l’Europe n’est pas la seule responsable de cette crise de confiance Selon lui, « Il y a une espèce d’immense défausse. C’est bien confortable de tirer sur le pianiste bruxellois pour des réformes qu’on a envie ou besoin de faire chez soi, mais qu’on ne veut pas assumer politiquement. La plupart des dirigeants sont totalement dans un double-discours ». Il ajoute : « Et ce que je constate tout de même c’est qu’on a tendance parfois à mettre sur le dos de Bruxelles des décisions qu’on prend soi-même ».

 

Pour le commissaire européen, l’Europe n’est en mesure de subsister que si elle opère un changement : « Je suis persuadé que l’Europe doit changer. Sinon, elle va disparaître. Changer, cela veut dire effectivement être à l’écoute des populations, de ses peuples, davantage soucieuse des inégalités, plus transparente et plus protectrice qu’elle ne l’a été et plus volontaire sur le plan économique. Il faut vraiment que nous opérions un tournant ».

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