Pierre Moscovici regarde la guerre de succession au PS avec « désespérance »
Favorable à un travail d’inventaire, l’ancien ministre de l’Économie estime toutefois que cela ne doit pas se « faire avec des petites phrases. » Hier, Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Écologie, a annoncé sa candidature à la tête du PS et a dénoncé des manœuvres dignes d’une « petite mafia politique » au sein de son parti.

Pierre Moscovici regarde la guerre de succession au PS avec « désespérance »

Favorable à un travail d’inventaire, l’ancien ministre de l’Économie estime toutefois que cela ne doit pas se « faire avec des petites phrases. » Hier, Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Écologie, a annoncé sa candidature à la tête du PS et a dénoncé des manœuvres dignes d’une « petite mafia politique » au sein de son parti.
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Par Héléna Berkaoui

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La campagne pour le poste de premier secrétaire du parti socialiste est lancée. L’élection aura lieu le 29 mars, avant le congrès du parti qui se tiendra les 7 et 8 avril à Aubervilliers. Pour le moment, cinq candidats sont entrés en campagne : le hollandais, Stéphane Le Foll, l’ancien vallsiste Luc Carvounas, Olivier Faure, Emmanuel Maurel et l’ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho. Seule femme à briguer la tête du PS, Delphine Batho a annoncé sa candidature dans une interview au Parisien ce dimanche. Elle y dénonce un « traficotage » dans l’organisation du futur congrès. Pour Delphine Batho, le PS n’est plus qu’une « petite mafia politique avec ses parrains, ses lieutenants, ses exécutants. » Une déclaration qui n’a pas laissé Pierre Moscovici indifférent.

« Ce dont il (le PS) a besoin ce n’est pas d’un combat de chefs basé sur des petites phrases », prévient Pierre Moscovici.

Invité de Territoires d’Infos ce lundi, l’ancien ministre de l’Économie dit regarder cette guerre de succession « avec un peu de désespérance. » Figure du parti socialiste et proche de François Hollande, il estime que les actuels candidats « doivent être conscients qu’ils sont les héritiers d’une grande famille politique qui gouvernait le pays il y a encore un an. » Si Pierre Moscovici reconnaît qu’un travail d’inventaire est indispensable, il conseille de « le faire sereinement. « Il faut le faire à partir des politiques publiques, il ne faut pas le faire avec des petites phrases en dénonçant les hommes » poursuit-il. « Il faut qu’ils aient le sens de la responsabilité », prévient-il.

« On a besoin, en France, d’avoir une sociale-démocratie, écologiste et européenne », s’inquiète Pierre Moscovici, selon qui « quand la sociale-démocratie manque alors un pays ne marche pas sur ses deux jambes. » Pierre Moscovici veut rappeler que le PS « a déjà connu des crises au parti socialiste, je citerai 1993, je citerai 2002 où Lionel Jospin avait été éliminé. »

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