Pimkie: Aubry se réjouit de l’échec du projet de ruptures conventionnelles collectives
Martine Aubry, maire de Lille et ancienne ministre du Travail, s'est réjouie mercredi de l'échec du projet de Rupture...

Pimkie: Aubry se réjouit de l’échec du projet de ruptures conventionnelles collectives

Martine Aubry, maire de Lille et ancienne ministre du Travail, s'est réjouie mercredi de l'échec du projet de Rupture...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Martine Aubry, maire de Lille et ancienne ministre du Travail, s'est réjouie mercredi de l'échec du projet de Rupture conventionnelle collective (RCC) chez Pimkie, estimant qu'il s'agissait de "licenciements déguisés".

"Ces ruptures conventionnelles collectives, je l'ai dit dès la sortie des ordonnances, ce sont des licenciements déguisés, sans protection pour les salariés, sans avoir l'obligation de démontrer qu'il y a des difficultés économiques", a dit Mme Aubry lors d'une conférence de presse à la mairie, en présence des représentants de la CGT et de la CFDT, FO étant excusé.

"Et qu'on ne nous dise pas qu'il s'agit de volontaires, car on les désigne ! Et que si certains voulaient être volontaires et que l'entreprise n'était pas d'accord, ils ne pourraient pas être sur cet accord", a-t-elle renchéri.

Mardi, trois syndicats (CGT, FO, CFDT) majoritaires de la chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie ont rejeté le projet de RCC présenté la veille par la direction, jugeant le dispositif "insuffisant".

La direction souhaite fermer 37 magasins en trois ans, sur 321 en France, et la suppression à court terme de 83 emplois en magasins, 41 en logistique, 53 au siège international et 31 au siège pour la France, à Neuville-en-Ferrain (Nord).

Selon Mme Aubry, le projet de RCC chez Pimkie illustre "ses craintes sur les ordonnances (Macron, ndlr) qui précarisent encore un peu plus les salariés et peuvent permettre de licencier sans raison et sans accompagnement". L'ancienne Première secrétaire du PS espère que "l'exemple de Pimkie" sera utile "aux autres organisations syndicales" en France en cas de nouveaux projets de RCC dans d'autres entreprises.

Pour Valérie Pringuez, le retrait du projet est une "demi-victoire". "Certes, on a fait reculer l'entreprise et on en est fiers, on espère donner un exemple. Mais il y a toujours 208 suppressions d'emplois et ça ne nous va pas, on se pose des questions s'il existe à Pimkie France de vrais motifs économiques".

Désormais, les syndicats devraient signer mercredi après-midi un accord de méthode, permettant d'organiser les négociations en vue d'un plan de départs volontaires. Selon la CFDT et la CGT, dix réunions doivent avoir lieu du 23 janvier au 21 février.

"Les premiers licenciements devraient commencer à se faire dans les trois mois à la fin de la négociation, si accord sur le plan de départs volontaires il y a", a précisé Marie-Annick Merceur, déléguée CFDT.

Partager cet article

Dans la même thématique

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Pimkie: Aubry se réjouit de l’échec du projet de ruptures conventionnelles collectives
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Pimkie: Aubry se réjouit de l’échec du projet de ruptures conventionnelles collectives
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le