Plage de La Baule: Nicolas Hulot opposé à une remise en cause de la concession à Veolia
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit opposé à la remise en cause de la concession de la plage de La...

Plage de La Baule: Nicolas Hulot opposé à une remise en cause de la concession à Veolia

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit opposé à la remise en cause de la concession de la plage de La...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit opposé à la remise en cause de la concession de la plage de La Baule (Loire-Atlantique) à Veolia, en raison notamment des pénalités financières que cela impliquerait, a-t-on appris mercredi.

L'attribution par l'Etat en décembre 2016 de la concession de la plage, l'une des plus grandes d'Europe, au géant de l'eau et des déchets et non à la mairie provoque depuis mai une fronde des exploitants (écoles de voile, restaurants, clubs de loisirs).

Ils dénoncent une augmentation de la surface des lots dans les appels d'offres lancés par Veolia et un doublement de la redevance annuelle, à quoi s'ajoutent les frais de démontage des structures en application du décret Plage de 2006.

Seul candidat après le refus en 2014 de la mairie de reprendre la gestion à son compte, Veolia avait remporté le contrat pour douze ans.

Dans un courrier daté du 10 août, Nicolas Hulot conforte la position de l'Etat, rendue publique fin juillet par la sous-préfète de Saint-Nazaire, et répond au maire de La Baule qui souhaitait reprendre la gestion de la plage compte tenu de la polémique. Le ministre juge que cette option "ne peut être envisagée au regard des conséquences financières à laquelle elle aboutirait", avec notamment "le versement d'indemnités importantes" à Veolia.

Il se prononce pour "la mise en oeuvre du décret Plage dans une perspective d'adaptation des territoires au changement climatique", faisant référence à la tempête hivernale qui avait endommagé les établissements côtiers de La Baule fin 2013, donnant lieu à la publication d'un arrêté de catastrophe naturelle.

"Il est de la responsabilité des autorités publiques de promouvoir le principe de démontabilité des installations pour la sécurité des usagers de la plage et le respect des seuils d'occupation maximale pour y garantir un accès libre et gratuit", souligne-t-il.

En vertu du décret Plage, un minimum de 80% de la longueur du rivage, par plage, et de 80% de la surface de la plage, dans les limites communales, doit rester libre de tout équipement. Le décret exige aussi que les installations soient démontables, sauf "autorisation annuelle spéciale".

Dans sa lettre, Nicolas Hulot insiste également sur la nécessité d'une égalité de traitement des exploitants de La Baule avec ceux de Pornichet, qui occupent l'autre partie de la baie, "afin d'atteindre une redevance moyenne de 5,5% du chiffre d'affaires". Une condition déjà acceptée par Veolia fin juillet après que l'Etat lui a demandé de revoir sa copie.

Dans un courriel, la mairie estime que "même si cette lettre ne répond pas à toutes les attentes de la municipalité, elle a le mérite de clarifier nettement la position du gouvernement sur les modalités d'application du décret plage à La Baule".

La date limite de réponse aux appels d'offres était le 21 août pour les restaurateurs. Une nouvelle réunion est prévue en septembre avec la mairie, les exploitants, Veolia et les services de l'Etat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le