Plan Borloo : «  Il y a déjà des mesures qui ont été prises » estime Jacques Mézard
Au micro de « Public Sénat », Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, a réagi aux propositions du plan Borloo, lors des États généraux de la politique de la ville.

Plan Borloo : « Il y a déjà des mesures qui ont été prises » estime Jacques Mézard

Au micro de « Public Sénat », Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, a réagi aux propositions du plan Borloo, lors des États généraux de la politique de la ville.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Louis Borloo a remis son rapport pour les banlieues, à Edouard Philippe ce jeudi. Au micro de Public Sénat en direct des États généraux de la politique de la ville à Paris,  Jacques Mézard, ministre de la cohésion et des territoires, a réagi à ce plan.

« Je me réjouis d’avoir proposé que le Président de la République confie cette mission à Jean-Louis Borloo, qui a beaucoup travaillé » déclare-t-il, tout d’abord. « Il fait un certain nombre de propositions, le gouvernement va les étudier. Le Président de la République et le Premier ministre s’exprimeront dans les prochaines semaines. Moi, personnellement je n’ai pas d’a priori. »

Pour le ministre de la cohésion des territoires, la situation en banlieue est « le résultat d’une responsabilité collective », de « tous les gouvernements successifs depuis des années ». « Il n’est pas normal que dans ces quartiers, il y ait deux fois et demi plus de chômeurs qu’ailleurs et que des diplômés ne trouvent pas d’emplois. Il y a de la discrimination. Il faut le dire » assure-t-il vivement.

Jacques Mézard estime qu’il faut « agir plus rapidement » et souhaite que les territoires ruraux ne soient pas non plus oubliés.  

Il conclut en expliquant que des choses ont tout de même été faites, depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron : « Il y a déjà des mesures qui ont été prises et qui sont en concordance avec un certain nombre de propositions faites par Jean-Louis Borloo (…)  Et puis il y a des propositions qui peuvent être un peu disruptives. Il trouve que l’évolution de l’ANRU [Agence nationale pour la rénovation urbaine - NDLR],  a été trop compliquée. On va voir quels remèdes on peut y apporter. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – 1ST MAY DEMONSTRATION IN LYON
6min

Politique

Mort de Quentin : « Les groupes fascistes et antifascistes adoptent une forme de mimétisme dans les pratiques », selon le chercheur Sylvain Boulouque

Le groupe antifasciste, la Jeune Garde, est pointé du doigt pour sa possible implication dans l’agression mortelle jeudi à Lyon du militant nationaliste, Quentin Deranque.  Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, le procureur de Lyon s’est refusé à en dire plus sur le profil des agresseurs. Retour sur les origines de ces groupes antifascistes.

Le

FRANCE – MEETING URGENCE PALESTINE AND JEUNE GARDE
6min

Politique

Dissolution du groupe antifasciste, la Jeune Garde : que dit la loi ?

Après la mort de Quentin, un jeune militant identitaire ce week-end à Lyon, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin ont pointé la responsabilité de « l’ultragauche ». Le groupe antifa, la Jeune Garde, est particulièrement pointé du doigt. Le groupe, dissous en juin dernier, a formulé un recours contre cette décision devant le Conseil d’Etat. Quels motifs peuvent être invoqués pour une dissolution et quels sont les recours possibles ?

Le