Plan de relance en Europe : « C’est comparable avec ce que font les Etats-Unis »
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, vient d’entamer une tournée dans les capitales européennes pour valider les plans de relance nationaux, financés en partie par des fonds européens. Dans Ici l’Europe, Charles Goerens, eurodéputé luxembourgeois centriste défend cet endettement commun et cette nouvelle solidarité entre Etats membres, alors que son pays, avec 93 millions d’euros, est le moins aidé.

Plan de relance en Europe : « C’est comparable avec ce que font les Etats-Unis »

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, vient d’entamer une tournée dans les capitales européennes pour valider les plans de relance nationaux, financés en partie par des fonds européens. Dans Ici l’Europe, Charles Goerens, eurodéputé luxembourgeois centriste défend cet endettement commun et cette nouvelle solidarité entre Etats membres, alors que son pays, avec 93 millions d’euros, est le moins aidé.
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Par Marie Brémeau et Pierre Bonte-Joseph

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Il a beau se définir comme « un libéral », le député européen (Renew) Charles Goerens défend bec et ongles le plan de relance européen de 750 milliards d’euros. Baptisé « Next generation EU », ce plan vise à surmonter les conséquences économiques de la pandémie de covid-19, et pour la première fois dans l’histoire de construction européenne, l’Union a eu recours un emprunt commun. Un endettement commun qui pose problème à l’eurodéputé allemand libéral et d’extrême droite Markus Buchheit pour qui les traités actuels ne le permettent pas et qui dénonce le décalage entre l’argent perçu par son pays et sa contribution au budget européen.

« Cet élan de solidarité est essentiel pour faire redémarrer la machine »

« Cet élan de solidarité est essentiel pour faire redémarrer la machine, alors que les autres ne s’enlisent pas dans la crise. Au contraire, la Chine est repartie avec 18 % de croissance au premier trimestre cette année, les Etats-Unis escomptent une croissance économique de 6,4 %, pour l’Europe c’est 4,4 %. Donc il n'y a aucune raison pour ne pas agir et je crois que l’Union européenne a bien fait de décider ce plan de relance. » ajoute t-il.

« La France va consacrer avec les aides européennes et les aides nationales à peu près 500 milliards pour se relever de la crise. Cela fait 20 % du PIB français. Aux Etats Unis, c’est à peu près 27 % du PIB » Charles Goerens

« Comparable avec ce que font les Etats-Unis »

Pourtant le plan de relance adopté par les 27 il y a onze mois, en juillet 2020, est aujourd’hui sous le feu des critiques : trop lent et insuffisant, notamment en comparaison du plan de relance américain, selon ses détracteurs. Mais Charles Goerens s’en défend, chiffres à l’appui. « Si vous comparez ce que fait l’UE par rapport à ce que font les Etats Unis : c’est 750 milliards en comparaison avec les 5 000 milliards que veut engager l’administration Biden. La France va consacrer avec les aides européennes et les aides nationales à peu près 500 milliards pour se relever de la crise. Cela fait 20 % du PIB français. Aux Etats Unis, c’est à peu près 27 % du PIB, à la seule différence que les aides aux Etats Unis s’étalent sur une période plus longue, donc on est très comparable avec ce que font les Etats-Unis. »

Le plan de relance européen devrait très prochainement devenir une réalité sonnante et trébuchante. L’Union européenne vient d’emprunter 20 milliards d’euros sur les marchés financiers. Les premiers versements sont attendus pour le mois de juillet et s’étaleront sur 3 ans.

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