Plan urgences: “loin des attentes” pour Martinez (CGT), Berger (CFDT) mitigé

Plan urgences: “loin des attentes” pour Martinez (CGT), Berger (CFDT) mitigé

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé mardi que le plan de restructuration des urgences dévoilé la veille...
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Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé mardi que le plan de restructuration des urgences dévoilé la veille par Agnès Buzyn était "loin des attentes" des personnels, tandis que celui de la CFDT, Laurent Berger, a assuré en avoir une "approche nuancée".

"On est loin des attentes du personnel", a déclaré M. Martinez sur le plateau de France 2, ajoutant que la réponse au malaise des personnels des urgences n'était "pas à la hauteur des exigences et des besoins de la population". "Parce que cette grève, c'est d'abord pour répondre aux besoins de la population", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les 750 millions d'euros sur trois ans puisés dans des crédits existants mais redirigés sur la réforme des urgences, il a répondu: "On ne dit pas que c'est rien mais ce n'est pas ce qu'il faut".

"Est-ce que la santé, c'est une dépense ou un investissement? (...) Si c'est une dépense, on fait ce que fait le gouvernement, on réduit, si c'est un investissement (...) on fait des choix budgétaires", a détaillé M. Martinez. Il a proposé de "prendre un petit peu de budget au ministère des Armées (...) pour éviter de faire la guerre et on investit pour soigner les gens". "Ça, c'est des choix politiques", a-t-il conclu.

La CGT organise mercredi une journée d'actions dans le secteur de la santé au sens large, avec également les personnels des Ehpad où "le malaise reste posé" selon le responsable syndical.

Pour son collègue de la CFDT, Laurent Berger, "on ne peut pas dire qu'il ne s'est rien passé sur un certain nombre de revendications que nous portons". "La CFDT a une approche nuancée des annonces (d'Agnès Buzin d'hier (lundi)", a-t-il précisé, en approuvant le tri à l'arrivée aux urgences et la création d'une "filière personnes âgées".

Mais "la question des lits supplémentaires, c'est évidemment quelque chose d'important", a-t-il reconnu alors qu'aucune création n'est directement prévue dans le plan. De même, "il y a quelques éléments sur la reconnaissance professionnelle, même s'il manque beaucoup de choses là-dessus".

"Le problème, c'est quid de la mise en oeuvre de ce plan? Quid de ces 750 millions pris dans tel autre service de l'hôpital d'une certaine manière? Et surtout, quand est-ce que les personnels des urgences, qui sont en souffrance, vont voir des changements concrets dans leur réalité?", a-t-il interrogé.

La CFDT n'a pas dans l'immédiat rejoint la grève menée depuis plus de six mois aux urgences par le collectif Inter-Urgences soutenu par une intersyndicale CGT-FO-Sud.

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