122 670 personnes inscrites à la primaire des écologistes
Selon la direction nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, 122 670 personnes se sont enregistrées pour pouvoir participer à la primaire ouverte des écologistes les 16 et 25 septembre. Un chiffre en nette progression par rapport aux deux précédentes éditions, de 2016 et 2011.

122 670 personnes inscrites à la primaire des écologistes

Selon la direction nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, 122 670 personnes se sont enregistrées pour pouvoir participer à la primaire ouverte des écologistes les 16 et 25 septembre. Un chiffre en nette progression par rapport aux deux précédentes éditions, de 2016 et 2011.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les organisateurs ne s’étaient pas risqués à donner un objectif ou un pronostic. « Le nombre n’importe pas vraiment », confiait encore sur France Info le 23 août Julien Bayou, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts. Mais sa famille politique peut avoir le sourire ce lundi. Le nombre d’inscrits à la primaire des écologistes de septembre s’établit à 122 6170. Les citoyens souhaitant départager les différents prétendants en vue de la présidentielle avaient jusqu’à hier, 12 septembre à minuit, pour s’inscrire en ligne. Le nombre d’inscrits a quasiment été multiplié par cinq en deux semaines.

Cinq candidats se disputent la candidature écologiste pour 2022 : l’eurodéputé Yannick Jadot, le maire de Grenoble Éric Piolle, l’ancienne vice-présidente de la région Hauts-de-France Sandrine Rousseau, la députée Delphine Batho et l’entrepreneur Jean-Marc Governatori. Le premier tour doit se tenir du 16 au 19 septembre, et le second du 25 au 28 septembre.

17 000 inscrits en 2016 pour la primaire

Les inscriptions étaient ouvertes à toutes les personnes de plus de 16 ans, moyennant deux euros de participation et une signature à une charte de valeurs écologistes. Le nombre de participants cette fois a fortement progressé par rapport à la première primaire ouverte, celle de l’été 2011 qui avait opposé Eva Joly à Nicolas Hulot. Près de 33 000 personnes avaient participé à ce rendez-vous (dont 14 000 adhérents). En 2016, quand Yannick Jadot l’avait emporté face à Michèle Rivasi, on comptait seulement 17 000 inscrits. Dans le cas des deux dernières, la participation financière était plus élevée : 5 euros en 2016, et même 10 euros en 2011.

Après trois débats télévisés apaisés entre les candidats, le nombre d’électeurs inscrits à la primaire a de quoi satisfaire Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale à Génération·s, l’un des cinq mouvements avec Europe Ecologie Les Verts à former le Pôle écologiste. « La dynamique autour de la primaire montre qu’il y a une appétence pour l’écologie politique et qu’elle répond aux enjeux auxquels la France est confrontée », en conclut la sénatrice.

Sophie Taillé-Polian y voit aussi une façon de donner une légitimité au futur nom qui sortira de la primaire. « Il n’y a pas d’autres candidats soutenus par autant de gens », compare-t-elle. « À part Jean-Luc Mélenchon, pour lequel 200 000 personnes ont cliqué. Mais pour la primaire des écologistes, plus de 100 000 personnes ont payé deux euros. » La sénatrice pousse également la comparaison avec les 20 000 militants du Parti socialiste.

Jusqu’à présent, le record d’une mobilisation pour une primaire ouverte à gauche est détenu par la primaire citoyenne de 2011, remportée par François Hollande (2,8 millions de votants au second tour). Celle de 2016 en avait réuni 1,66 million. Quant à la primaire ouverte de la droite et du centre en 2016, l’affluence était montée jusqu’à 4,4 millions de personnes au deuxième tour.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le