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Le président du groupe des sénateurs macronistes (RDPI), François Patriat a plaidé pour un recours aux ordonnances pour faire passer rapidement le budget.
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Par Public Sénat
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Les organisateurs ne s’étaient pas risqués à donner un objectif ou un pronostic. « Le nombre n’importe pas vraiment », confiait encore sur France Info le 23 août Julien Bayou, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts. Mais sa famille politique peut avoir le sourire ce lundi. Le nombre d’inscrits à la primaire des écologistes de septembre s’établit à 122 6170. Les citoyens souhaitant départager les différents prétendants en vue de la présidentielle avaient jusqu’à hier, 12 septembre à minuit, pour s’inscrire en ligne. Le nombre d’inscrits a quasiment été multiplié par cinq en deux semaines.
Cinq candidats se disputent la candidature écologiste pour 2022 : l’eurodéputé Yannick Jadot, le maire de Grenoble Éric Piolle, l’ancienne vice-présidente de la région Hauts-de-France Sandrine Rousseau, la députée Delphine Batho et l’entrepreneur Jean-Marc Governatori. Le premier tour doit se tenir du 16 au 19 septembre, et le second du 25 au 28 septembre.
Les inscriptions étaient ouvertes à toutes les personnes de plus de 16 ans, moyennant deux euros de participation et une signature à une charte de valeurs écologistes. Le nombre de participants cette fois a fortement progressé par rapport à la première primaire ouverte, celle de l’été 2011 qui avait opposé Eva Joly à Nicolas Hulot. Près de 33 000 personnes avaient participé à ce rendez-vous (dont 14 000 adhérents). En 2016, quand Yannick Jadot l’avait emporté face à Michèle Rivasi, on comptait seulement 17 000 inscrits. Dans le cas des deux dernières, la participation financière était plus élevée : 5 euros en 2016, et même 10 euros en 2011.
Après trois débats télévisés apaisés entre les candidats, le nombre d’électeurs inscrits à la primaire a de quoi satisfaire Sophie Taillé-Polian, coordinatrice nationale à Génération·s, l’un des cinq mouvements avec Europe Ecologie Les Verts à former le Pôle écologiste. « La dynamique autour de la primaire montre qu’il y a une appétence pour l’écologie politique et qu’elle répond aux enjeux auxquels la France est confrontée », en conclut la sénatrice.
Sophie Taillé-Polian y voit aussi une façon de donner une légitimité au futur nom qui sortira de la primaire. « Il n’y a pas d’autres candidats soutenus par autant de gens », compare-t-elle. « À part Jean-Luc Mélenchon, pour lequel 200 000 personnes ont cliqué. Mais pour la primaire des écologistes, plus de 100 000 personnes ont payé deux euros. » La sénatrice pousse également la comparaison avec les 20 000 militants du Parti socialiste.
Jusqu’à présent, le record d’une mobilisation pour une primaire ouverte à gauche est détenu par la primaire citoyenne de 2011, remportée par François Hollande (2,8 millions de votants au second tour). Celle de 2016 en avait réuni 1,66 million. Quant à la primaire ouverte de la droite et du centre en 2016, l’affluence était montée jusqu’à 4,4 millions de personnes au deuxième tour.