Plus de bio, de la viande dans les menus, et moins de loups dans les campagnes, les positions très tranchées de Didier Guillaume
C’est une émission qui prend une saveur nouvelle. En 2016 le sénateur de la Drôme Didier Guillaume, alors socialiste, traverse son département accompagné du critique gastronomique et animateur de télévision, Perigo Légasse. Entre dégustation de spécialités et vins locaux le sénateur qui n’est pas encore ministre de l’agriculture, prend des positions très tranchées sur des questions éminemment polémiques dans le monde agricole : place du loup, accès à l’agriculture biologique pour tous, un franc-parler qui tranche avec la prudence de mise.

Plus de bio, de la viande dans les menus, et moins de loups dans les campagnes, les positions très tranchées de Didier Guillaume

C’est une émission qui prend une saveur nouvelle. En 2016 le sénateur de la Drôme Didier Guillaume, alors socialiste, traverse son département accompagné du critique gastronomique et animateur de télévision, Perigo Légasse. Entre dégustation de spécialités et vins locaux le sénateur qui n’est pas encore ministre de l’agriculture, prend des positions très tranchées sur des questions éminemment polémiques dans le monde agricole : place du loup, accès à l’agriculture biologique pour tous, un franc-parler qui tranche avec la prudence de mise.
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Il en rêvait depuis des années. C’est fait, depuis mardi 16 octobre dernier, Didier Guillaume natif de la Drôme accède enfin au poste de ministre de l’Agriculture. Un portefeuille qui lui avait échappé, sous la présidence de François Hollande. Ce fils d’un éleveur de moutons, se présente d’ailleurs volontiers comme autodidacte « On n’est pas obligé d’avoir « bac + 28 pour comprendre la ruralité » confie-t-il avant de se poser en défenseur de la campagne « Il ne peut pas y avoir tout pour la ville et rien pour les zones rurales ».

« l’agroécologie c’est notre avenir c’est irréversible ! »

Dans son département le bio représente 15 % de la production de fruits contre moins de 5% dans le reste du pays

Dans l’émission « Manger c’est voter » à laquelle le sénateur participe à l’époque, Didier Guillaume défend d’abord une agriculture de proximité et biologique, à condition qu’elle soit accessible à tous prévient-il « Je ne suis pas d’accord que les pauvres bouffent des trucs dégueulasses et que les riches puissent se payer des bons produits (...) mais attention que le bio ne devienne pas comme le conventionnel, parce qu’on peut faire du bio qui vient de Californie ou d’ailleurs… il est important de relocaliser les productions » avant optimiste d’ajouter « Je suis optimiste, l’agroécologie c’est notre avenir c’est irréversible ! »

« Je ne veux pas éradiquer la population de loups (...) mais il y en a trop »

Le verbe haut

Mais la parole se fait moins consensuelle lorsqu’il évoque la place du loup. Au contact des derniers bergers de la Drôme qui cumulent les activités pour s’en sortir, il n’hésite pas à désigner le loup comme l’ennemi « Le jour où il n’y a plus d’éleveurs d'ovins c’est un patrimoine qui s’en va, mais ils ont un ennemi le loup je ne veux pas éradiquer la population de loups, mais il y en a trop. Si on choisit le pastoralisme, comme c’est mon cas il faut prendre des décisions ».

Quand en 2016, le sénateur Didier Guillaume s'emportait contre les végétariens pour sauver les agriculteurs
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« J’en ai marre des végétariens (...) putain ! il faut manger de ces produits là »

Manger de la viande

Didier Guillaume a le verbe haut, c’est une marque de fabrique. Un verre à la main, il n’hésite pas à défendre volontiers les producteurs de viande, contre les végétariens, contre l'air du temps qui remettrait en cause des productions ancestrales « J’en ai marre des végétariens ! Je le vois au Sénat il y a toujours dans toutes les lois des amendements, qui sont passés, pour pas tuer d’animaux, pas trop manger de viande. Et puis c’est les mêmes après qui viennent avec les « larmes de crocodile », voir que les éleveurs bovins, les éleveurs de porcs ne gagnent pas leur vie. Si on ne mange pas de viande les éleveurs vont crever, faut être cohérent. Je respecte les choix alimentaires des Français et des Françaises… mais putain faut manger de ces produits-là ! (...)  Et si les Françaises et les Français, plutôt qu’être à moitié anorexiques, mangeaient du bon cochon, des bonnes ravioles, mangeaient de bons produits, ça irait mieux aussi ».

Plus politique ce défenseur des petits producteurs va plus loin en affirmant « Moi je veux le redire ici, un agriculteur, un éleveur qui vend des produits en dessous du prix de revient ça devrait être interdit, ce n’est pas possible ».
 

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