Plusieurs milliers de fonctionnaires défilent à Paris
Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler mardi après-midi à Paris pour dénoncer un gouvernement qui, selon eux, ...

Plusieurs milliers de fonctionnaires défilent à Paris

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler mardi après-midi à Paris pour dénoncer un gouvernement qui, selon eux, ...
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Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler mardi après-midi à Paris pour dénoncer un gouvernement qui, selon eux, "maltraite" le service public et ses agents, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le défilé s'est élancé peu avant 14H30 de la place de la République, en direction de Nation, derrière une banderole: "Pour une fonction publique de progrès social, pour l'augmentation du pouvoir d'achat, pour l'emploi public".

"Il n'y a déjà pas assez d'effectifs et on veut encore en supprimer", a lancé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, avant le départ du défilé.

Les fonctionnaires, "souvent traités de feignants et de profiteurs", ont "besoin de respect", a-t-il affirmé, en se félicitant de la mobilisation unitaire des syndicats, un phénomène "pas inédit mais suffisamment exceptionnel pour être souligné".

L'ensemble des syndicats de la fonction publique dénoncent notamment la suppression de 120.000 postes d'ici la fin du quinquennat, le gel des rémunérations et le rétablissement du jour de carence, "une provocation" selon eux.

Pour Mylène Jacquot (CFDT), l'absence de hausse du pouvoir d'achat, une promesse de campagne "pas tenue" par Emmanuel Macron, est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase" auprès des fonctionnaires.

Il s'agit d'un "premier coup de semonce" avant le rendez-vous salarial du 16 octobre, a prévenu Christian Grolier (FO). Pour éviter une nouvelle grève, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devra "arriver avec de nouvelles propositions" sur le pouvoir d'achat et les effectifs.

"La démonstration d'aujourd'hui est éclatante, cela doit convaincre Darmanin d'ouvrir de véritables négociations", a renchéri Baptiste Talbot (CGT).

Pour Luc Bérille (Unsa), la mobilisation n'a rien d'une "action corporatiste", il s'agit plutôt de défendre un service public de qualité.

"Quand on maltraite des fonctionnaires en supprimant des emplois, ce sont des services qui ne sont pas rendus aux citoyens", a-t-il, en ajoutant que les agents "en ont marre d'être montrés du doigt".

Dans l'Éducation nationale, l'appel à la grève a donné lieu à une "mobilisation très forte des enseignants", s'est réjouie Bernadette Groison (FSU) qui "espère que le gouvernement prendra la mesure" du "ras-le-bol".

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