Des députés LR ont dit mardi leur crainte de voir "les principes de la Sécurité sociale dévoyés" si la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes est remboursée à l'ensemble de ses bénéficiaires.
La commission spéciale de l'Assemblée nationale installée en vue de l’examen du projet de loi bioéthique en septembre, qui inclura l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, doit entamer ses auditions le 26 août.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait indiqué fin juin que la PMA serait remboursée à toutes et que la limitation d'âge pour le remboursement (43 ans) resterait inchangée.
"La Sécurité sociale n'a pas à rembourser la PMA, quelque chose qui n'est pas fait pour combler une maladie. C'est une dérive du remboursement de la Sécurité sociale", a estimé sur Europe 1 le député LR Pierre-Henri Dumont, membre de la commission.
"Que la société s'organise pour que les principes de la Sécurité sociale soient dévoyés, c'est un vrai problème", a abondé la députée LR Valérie Boyer sur LCI, rappelant que ces principes veulent que "les bien-portants cotisent pour les malades".
"L'égalité, ce n'est pas de bénéficier de quelque chose parce qu'on n'est pas malade", a-t-elle insisté.
Schémas des deux méthodes de procréation médicalement assistée (PMA)
AFP/Archives
"Personne ne doute de l'amour, l'affection, la capacité" des couples de femmes à élever leurs enfants, mais il faut "qu'on réfléchisse vraiment à ce que ça veut dire sur le plan social", a-t-elle ajouté.
Mme Boyer et M. Dumont ont aussi tous deux dit leur crainte que l'ouverture de la PMA à toutes les femmes accroisse le problème de "pénurie de gamètes aujourd'hui en France" et aboutisse par ailleurs à terme à l'autorisation de la gestation pour autrui (GPA).
Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.
Le président de la République a assuré ce lundi sur TF1, que des moyens supplémentaires pour la justice ou les enquêteurs, seraient déployés « là ou là », si nécessaire, pour mieux lutter contre les violences sur les enfants, appelant à agir « avec méthode », après l’émotion nationale suite à la mort de Lyhanna.
Entre le projet de loi d’urgence agricole, le texte sur la fin de vie ou celui sur la protection de l’enfance, le Parlement a encore des textes importants à examiner d’ici l’été. Une session extraordinaire sera convoquée jusqu’à la semaine du 20 juillet.
REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.