PMA: le Sénat s’oppose au double don de gamètes
Le Sénat a voté mercredi contre le "double don" de gamètes, une mesure défendue par le gouvernement dans le projet de loi...

PMA: le Sénat s’oppose au double don de gamètes

Le Sénat a voté mercredi contre le "double don" de gamètes, une mesure défendue par le gouvernement dans le projet de loi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat a voté mercredi contre le "double don" de gamètes, une mesure défendue par le gouvernement dans le projet de loi bioéthique et qui autoriserait le recours à la fois à un don d'ovocyte et à un don de sperme dans le cadre d'une PMA.

Ce sont les sénateurs LR - majoritaires au Sénat - qui ont porté les amendements votés contre le double don. Dominique de Legge y voit "une rupture du lien biologique", alors que "jusqu'à présent, la loi interdisait le double don pour faire en sorte que l'enfant soit toujours biologiquement issu d'un des deux membres du couple".

Selon le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, si ce lien "charnel" est brisé, cela "peut poser des questions graves" en matière de filiation et ouvrir "énormément de possibilités", alors que la loi actuelle veut "préserver une lignée pour l'enfant".

De l'autre côté de l'hémicycle, le socialiste Jacques Bigot a fustigé la "conception de la famille largement dépassée" défendue par les LR.

Sur le banc du gouvernement, la ministre de la santé Agnès Buzyn a expliqué vouloir avec le double don répondre aux situations de "double infertilité" dans les couples.

La loi actuelle interdit le double don et exige pour concevoir un embryon que les gamètes proviennent d'au moins un membre du couple. Les embryons congelés surnuméraires qui ne font plus l'objet d'un projet parental peuvent toutefois être accueillis par d'autres couples.

Mais "force est de constater" qu'en cas de double infertilité, les couples ne sont "pas favorables à accueillir un embryon provenant d'un autre projet". Seulement une "vingtaine d'enfants naissent chaque année, contre 10.000 embryons congelés", a argumenté Agnès Buzyn, sans parvenir à convaincre les sénateurs.

L'Assemblée avait voté sans difficulté en faveur du double don lors de la première lecture de ce projet de loi bioéthique et devrait en toute logique revenir sur le vote du Sénat sur ce point.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le