PMA: « liberté de vote » pour la majorité mais Agnès Thill convoquée le 25 juin
Le délégué général de LREM Stanislas Guerini a promis vendredi une "liberté de vote" des parlementaires de son parti sur l...

PMA: « liberté de vote » pour la majorité mais Agnès Thill convoquée le 25 juin

Le délégué général de LREM Stanislas Guerini a promis vendredi une "liberté de vote" des parlementaires de son parti sur l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le délégué général de LREM Stanislas Guerini a promis vendredi une "liberté de vote" des parlementaires de son parti sur l'ouverture de la PMA, au moment où une de ses farouches opposantes, la "marcheuse" Agnès Thill, annonçait sa convocation le 25 juin.

"N’est pas mort celui qui combat, rdv le 25 juin devant la Commission des Conflits de @enmarchefr", a tweeté la députée de l'Oise, dont les propos sur la PMA ont fait polémique et qui risque l'exclusion du mouvement.

En parallèle, le délégué général assurait à RFI s'être "toujours prononcé pour que sur ces questions aussi intimes liées à l'éthique de chacun, il puisse y avoir une liberté de vote".

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi que le projet de loi sur la bioéthique, qui comprend cette mesure sur la procréation médicalement assistée pour toutes, serait examiné fin septembre à l'Assemblée.

"Il ne doit pas y avoir de police de la pensée sur ces sujets-là", a ajouté M. Guérini, en rappelant qu'au moment du vote sur le mariage pour tous certains députés de la majorité s'étaient alors abstenus, ce qui n'est "pas grave".

"Il faut que chacun puisse avoir en sa conscience le vote qu'il souhaite, mais je n'ai pas de doute que la majorité de La République en marche, du Modem, de la majorité, votera ce texte qui est une promesse de campagne" d'Emmanuel Macron, a-t-il ajouté.

Sa nouvelle saisine de la commission des conflits sur le cas de Mme Thill est "une question très différente", a-t-il poursuivi: "je n'ai jamais jeté la pierre à Agnès Thill car elle a une opinion différente de la mienne sur la question de la PMA", mais il faut "un dialogue apaisé sur cette question de société", a-t-il dit.

"Il ne me semble pas illégitime de prononcer son exclusion", a ajouté Stanislas Guerini, car "de façon répétée elle a tenu des propos qui mettaient de l'huile sur le feu et qui ne sont pas conformes à nos valeurs".

Agnès Thill avait été entendue une première fois en février par cette commission pour des déclarations contre la PMA mais elle n'avait reçu qu'une simple "mise en garde" après s'être engagée "à faire attention à ses propos".

En avril toutefois, reprenant un article du journal Tétu qui faisait part du "coming out médiatique" du secrétaire d'Etat Gabriel Attal sur son homosexualité, elle tweetait: "Au moins la couleur est annoncée. #bioéthique en juin".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le