PMA non remboursée pour les couples de femmes : « une discrimination évidente » pour Bernard Jomier  
Les sénateurs examinent le projet de loi Bioéthique, qui permet notamment l’ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles. Mais, un amendement voté au Sénat empêche que celles-ci soient remboursées par la sécurité sociale.

PMA non remboursée pour les couples de femmes : « une discrimination évidente » pour Bernard Jomier  

Les sénateurs examinent le projet de loi Bioéthique, qui permet notamment l’ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles. Mais, un amendement voté au Sénat empêche que celles-ci soient remboursées par la sécurité sociale.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est très regrettable » estime le sénateur apparenté socialiste Bernard Jomier, invité de l’émission Parlement Hebdo. Les sénateurs se sont en effet prononcés contre le remboursement par la sécurité sociale de la procréation médicalement assistée pour les couples lesbiens, estimant qu’il fallait une « condition » d’infertilité.

Un non-sens pour le sénateur : « C'est une vision très étriquée du rôle de la sécurité sociale. Je rappelle que quand la sécurité sociale a été créée, l'essentiel des dépenses c'étaient les indemnités journalières, puis les soins, puis de plus en plus la prévention », estime-t-il.

« Il n'y a absolument rien de choquant à dire que la sécu va prendre en charge une procédure médicale » telle que la PMA pour les femmes homosexuelles. « Nous devons l'accompagner. Sinon on crée deux catégories de femmes » alerte le sénateur, qui y voit l’expression d’une « discrimination évidente », plus qu’un réel argument médical.

Interrogé sur la crainte de certains parlementaires à ce que la PMA entraîne la légalisation de la GPA (une conception par mère porteuse), Bernard Jomier nuance la problématique. « Je ne sais pas s’il faut parler de crainte. Il est clair que nous vivons un changement de paradigme dans la parentalité. […] La GPA, elle existe à l'heure actuelle, c'est un fait. Il ne faut pas fermer les yeux » conclut-il.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le