PMA pour toutes : Coralie Dubost défend « la liberté de devenir parent »
Invitée de l’émission « Parlement Hebdo » sur les chaînes parlementaires, la députée LREM, Coralie Dubost est revenue sur l’adoption du projet de loi bioéthique et sa mesure phare de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules, que rejette la majorité sénatoriale.

PMA pour toutes : Coralie Dubost défend « la liberté de devenir parent »

Invitée de l’émission « Parlement Hebdo » sur les chaînes parlementaires, la députée LREM, Coralie Dubost est revenue sur l’adoption du projet de loi bioéthique et sa mesure phare de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules, que rejette la majorité sénatoriale.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Cette semaine, l’Assemblée nationale a adopté pour la troisième fois le projet de loi bioéthique et sa mesure phare de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules. Lancé à l’automne 2019, son examen a été heurté par la crise du Covid et freiné par les divergences entre sénateurs et députés. Lorsque le texte était revenu au Sénat en février 2021, l’extension de la PMA avait été retirée du texte, au terme d’une séance confuse.

A l’Assemblée, la majorité s’est employée à restaurer cette mesure.

Invitée de l’émission « Parlement Hebdo » sur les chaînes parlementaires, Coralie Dubost (LREM), co-rapporteure du texte a répondu à l’opposition de la droite sénatoriale qui souhaite inscrire dans le projet de loi qu’il n’existe pas de droit à l’enfant. Une mention introduite par le Sénat puis supprimée à l’Assemblée nationale.

La députée indique être en total désaccord avec cet ajout. D’après elle, inscrire dans le texte qu’il n’existe pas de droit à l’enfant conduirait à laisser entendre que « dans l’absolu, des gens pourraient prétendre à un droit à l’enfant ».

« En revanche, je pense qu’il existe une liberté de devenir parent. C’est un projet d’adulte, c’est-à-dire que vous ne devez pas être entravé par l’Etat quand vous voulez avoir accès à la parentalité […] Cette liberté peut être entravée lorsque vous êtes un couple de femmes et qu’il existe une méthode scientifique pour avoir un enfant et qu’on vous l’interdit », a-t-elle développé.

Coralie Dubost a aussi voulu rassurer la droite sénatoriale qui selon elle « a beaucoup d’anxiété » sur la place de l’homme. « Rien ne change pour les familles hétéroparentales. Tien ne change pour les AMP (aide médicale à la procréation) hétéroparentales. Quant aux familles homoparentales, je pense aux couples lesbiens, je ne crois pas que l’homme y ait eu une place auparavant et qu’on lui retire. Il n’y a aucun droit qui soit retiré au père en France. Ils sont tous maintenus », a-t-elle souligné.

Le Sénat, hostile aux principales mesures du projet de loi, va l’examiner une ultime fois le 24 juin, avant de laisser le dernier mot à l’Assemblée le 29.

Partager cet article

Dans la même thématique

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
6min

Politique

Election présidentielle : qui sont les candidats à gauche ?

La course à la présidentielle est bien lancée à gauche. Certains, comme la France Insoumise, ont déjà leur candidat ; d’autres, comme le PS et Place publique, attendent les résultats d’une primaire ; d’autres encore, comme les Ecologistes, se divisent en interne sur la stratégie à adopter. Vous n’avez rien suivi pendant l’été ? Nous résumons ici qui sont les candidats à gauche en cette rentrée.

Le

Chateauneuf-sur-Isere: Jean-Luc Melenchon delivers a speech
6min

Politique

Présidentielle 2027 : le duel Le Pen-Mélenchon devient-il crédible ?

À huit mois de la présidentielle, un sondage Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL place Jean-Luc Mélenchon en position de se qualifier pour le second tour dans trois scénarios sur cinq. Marine Le Pen domine toujours très largement les intentions de vote. Les politologues invitent toutefois à relativiser ces résultats, alors que le « casting » de 2027 est loin d’être arrêté.

Le

Paris : Press conference and signature during the Summit of the Coalition of the Willing
4min

Politique

« Les frappes ukrainiennes font mal parce qu’elles touchent le tissu économique russe » 

Ce lundi, les Etats membres de la "Coalition des volontaires" se réunissent à Kiev dans un contexte d'intensification de la guerre contre la Russie, quatre ans et demi après son déclenchement en 2022. Alors que l'Ukraine cherche à acquérir davantage d'armes pour frapper loin en Russie, le Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, fait un point sur l’état des forces en présence.

Le