PMA pour toutes: Thill (LREM) devra probablement s’expliquer
L'élue LREM Agnès Thill, dont certains députés ont réclamé l'exclusion du parti pour des déclarations sur la PMA, sera ...

PMA pour toutes: Thill (LREM) devra probablement s’expliquer

L'élue LREM Agnès Thill, dont certains députés ont réclamé l'exclusion du parti pour des déclarations sur la PMA, sera ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'élue LREM Agnès Thill, dont certains députés ont réclamé l'exclusion du parti pour des déclarations sur la PMA, sera "probablement" conviée devant un prochain bureau du groupe majoritaire à l'Assemblée pour s'expliquer, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

"Une décision collective" en ce sens, prise avec le parti dirigé par Stanislas Guérini, est attendue.

Sous la présidence de Gilles Le Gendre, le bureau s'est réuni jeudi notamment pour examiner le cas de l'élue de l'Oise, qui a, la veille, "retir(é)" ses propos ayant pu "blesser", mais a maintenu ses "positions".

Cette opposante à l'extension de la PMA avait estimé que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques", la semaine dernière à l'occasion de la publication du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

Mme Thill avait déjà été mise en garde à plusieurs reprises auparavant par LREM, notamment pour des propos concernant un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale".

"Dès qu'on émet une réserve sur ce rapport (sur la bioéthique), on est traité d'homophobe!", s'est indignée une nouvelle fois l'ancienne directrice d'école dans l'émission "Les grandes gueules" sur RMC jeudi, pendant que son cas était examiné par le bureau.

Elle a assuré "partage(r) les valeurs humanistes" des députés "marcheurs" mais aussi "(se) bat(tre) pour pouvoir penser autrement".

"Il faut vraiment ne pas connaître Agnès pour penser qu'elle est islamophobe ou homophobe", a estimé auprès de l'AFP la députée Sonia Krimi (LREM), dont les prises de position sur différents autres sujets (asile-immigration, "gilets jaunes"...) ont aussi créé des remous au sein de LREM.

Conviée à la réunion du bureau jeudi pour s'en expliquer, la députée de la Manche a dit avoir eu droit à "un échange cordial mais franc".

"J'ai dit ce que j'avais à dire au nom de la diversité (des opinions). J'ai dit qu'être en contradiction ne veut pas dire être en opposition", a-t-elle développé.

"S'il y a un enseignement à tirer, c'est que nous avons besoin de travailler davantage ensemble, d'être plus à l'écoute les uns des autres", a conclu Mme Krimi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le