PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.
Rédaction Public Sénat

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« Mon désir est toujours intact ». Après six ans de batailles dans les centres de PMA, Eugénie ne désespère pas. Et pourtant il y a de quoi. Lorsqu’au printemps 2025, elle a appris l’échec de sa neuvième tentative d’assistance médicale à la procréation, et devant les délais annoncés pour pouvoir effectuer une nouvelle tentative le couple décide de se tourner vers une prise en charge à l’étranger. « Devoir quitter son pays et organiser de la logistique, c’est très violent parce que ça enlève tout confort… Pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », confie-t-elle visiblement affectée.

Pour la sénatrice écologiste de Paris Anne Souyris, le législateur doit « passer à la vitesse supérieure pour que les PMA soient facilités » et suggère de faire appel à plus de dons d’ovocytes et de publicité [pour] que les gens soient au courant de ce déficit. » L’élue invite les politiques à « rentrer dans ce débat » car les enjeux sont multiples. Elle cite notamment « les perturbateurs endocriniens qui sont partout et sont un facteur d’infertilité très fort qui va jusqu’à 30% ».

L’émission est à retrouver en intégralité ici.

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