PMA: Schiappa réitère l’engagement du gouvernement, tacle Wauquiez
Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au...

PMA: Schiappa réitère l’engagement du gouvernement, tacle Wauquiez

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au...
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Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au sujet de la PMA pour toutes et apporté des précisions sur le calendrier, tandis que son collègue de l'Intérieur a estimé que ce n'était pas une "priorité".

Interrogée sur France 3 dans l'émission "Dimanche En Politique" pour savoir "qui sont les +cyniques+", un mot prononcé par le président de la République à Athènes, qu'elle dit utiliser "souvent", Mme Schiappa a cité Laurent Wauquiez.

"Par exemple quand Laurent Wauquiez fait semblant de ne pas comprendre qu'on parle de la PMA (procréation médicalement assistée) et pas de la GPA (gestation pour autrui) et qu'il mélange à dessein pour faire peur et instrumentaliser un certain nombre de débats, je trouve que c'est assez cynique", a-t-elle dit.

Mercredi, M. Wauquiez a dit craindre "à terme une marchandisation du corps de la femme", alors que le gouvernement souhaite proposer en 2018 l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l'heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

Souvent associée au débat sur la PMA, la gestation pour autrui (GPA), soit le fait d'avoir recours à une "mère porteuse" qui mettra au monde un enfant pour le compte d'un couple tiers, est interdite en France. "La GPA n'est pas à l'ordre du jour" et ne sera "pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat", a rappelé Mme Schiappa, précisant qu'elle était contre à titre personnel.

La secrétaire d'Etat, qui avait annoncé mardi que le gouvernement proposerait l'ouverture de la PMA pour toutes les femmes en 2018 dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, a apporté des précisions de calendrier, comme l'avait fait avant elle la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

"En 2018, a priori fin 2018, il y aura des états généraux de la bioéthique dans le cadre de la révision de la loi bioéthique proposée par ma collègue, la ministre de la Santé (...) et dans ce cadre, nous débattrons de la PMA, le gouvernement proposera d'ouvrir la PMA", a-t-elle dit, tout en ajoutant qu'elle ne "préjuge(ait) pas de l'issue du débat parlementaire".

"Le calendrier précis sera exposé à ce moment-là, lors des états généraux de la bioéthique", a-t-elle ajouté.

"Nous verrons quel est le rapport final qui sera fait à l'issue de ces états généraux", avait expliqué Agnès Buzyn jeudi. "La promesse de campagne doit être entendue mais nous attendons le rapport final" , avait-elle insisté, jugeant que l'ouverture de la PMA pour toutes état "probable".

De son côté, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, interrogé dimanche lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI, a estimé que la PMA pour toutes les femmes n'était pas une "priorité".

"Je proposerai que l'on puisse résoudre le problème du chômage avant de s'attaquer aux problèmes civilisationnels", a dit M. Collomb, qui s'était par le passé prononcé contre la PMA.

"Pour le moment, je n'ai pas vu ce projet porté dans le calendrier", a-t-il dit, estimant que la PMA "peut poser des problèmes" et qu'il faudra "mettre des garde-fous".

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