PMA: Schiappa réitère l’engagement du gouvernement, tacle Wauquiez
Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au...

PMA: Schiappa réitère l’engagement du gouvernement, tacle Wauquiez

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a épinglé dimanche Laurent Wauquiez au sujet de la PMA pour toutes et apporté des précisions sur le calendrier, tandis que son collègue de l'Intérieur a estimé que ce n'était pas une "priorité".

Interrogée sur France 3 dans l'émission "Dimanche En Politique" pour savoir "qui sont les +cyniques+", un mot prononcé par le président de la République à Athènes, qu'elle dit utiliser "souvent", Mme Schiappa a cité Laurent Wauquiez.

"Par exemple quand Laurent Wauquiez fait semblant de ne pas comprendre qu'on parle de la PMA (procréation médicalement assistée) et pas de la GPA (gestation pour autrui) et qu'il mélange à dessein pour faire peur et instrumentaliser un certain nombre de débats, je trouve que c'est assez cynique", a-t-elle dit.

Mercredi, M. Wauquiez a dit craindre "à terme une marchandisation du corps de la femme", alors que le gouvernement souhaite proposer en 2018 l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

La PMA regroupe les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et aider un couple infertile ou une femme à avoir un enfant. Elle est exclue pour l'heure aux femmes célibataires et homosexuelles.

Souvent associée au débat sur la PMA, la gestation pour autrui (GPA), soit le fait d'avoir recours à une "mère porteuse" qui mettra au monde un enfant pour le compte d'un couple tiers, est interdite en France. "La GPA n'est pas à l'ordre du jour" et ne sera "pas proposée par le gouvernement au cours de ce quinquennat", a rappelé Mme Schiappa, précisant qu'elle était contre à titre personnel.

La secrétaire d'Etat, qui avait annoncé mardi que le gouvernement proposerait l'ouverture de la PMA pour toutes les femmes en 2018 dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, a apporté des précisions de calendrier, comme l'avait fait avant elle la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

"En 2018, a priori fin 2018, il y aura des états généraux de la bioéthique dans le cadre de la révision de la loi bioéthique proposée par ma collègue, la ministre de la Santé (...) et dans ce cadre, nous débattrons de la PMA, le gouvernement proposera d'ouvrir la PMA", a-t-elle dit, tout en ajoutant qu'elle ne "préjuge(ait) pas de l'issue du débat parlementaire".

"Le calendrier précis sera exposé à ce moment-là, lors des états généraux de la bioéthique", a-t-elle ajouté.

"Nous verrons quel est le rapport final qui sera fait à l'issue de ces états généraux", avait expliqué Agnès Buzyn jeudi. "La promesse de campagne doit être entendue mais nous attendons le rapport final" , avait-elle insisté, jugeant que l'ouverture de la PMA pour toutes état "probable".

De son côté, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, interrogé dimanche lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI, a estimé que la PMA pour toutes les femmes n'était pas une "priorité".

"Je proposerai que l'on puisse résoudre le problème du chômage avant de s'attaquer aux problèmes civilisationnels", a dit M. Collomb, qui s'était par le passé prononcé contre la PMA.

"Pour le moment, je n'ai pas vu ce projet porté dans le calendrier", a-t-il dit, estimant que la PMA "peut poser des problèmes" et qu'il faudra "mettre des garde-fous".

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le