Bernard Poignant, très proche conseiller de François Hollande, a annoncé mardi qu'il soutenait la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle, et précisé à l'AFP qu'en conséquence il quitterait l'Elysée dans les prochains jours.
"Emmanuel Macron est le seul candidat issu des rangs de la gauche qui peut se qualifier pour le second tour de l’élection et éviter un face-à-face Le Pen-Fillon", explique notamment M. Poignant dans un communiqué. Pour ce qui est du candidat PS Benoît Hamon, "je ne peux porter ma voix sur un candidat qui a mené une fronde et a voulu censurer donc renverser le gouvernement nommé par le Président", a-t-il ajouté.
Ami de longue date du président de la République, M. Poignant, ancien député-maire de Quimper, a précisé à l'AFP qu'il quittait l'Elysée pour ne "pas impliquer indirectement le chef de l'Etat dans son choix".
Bernard Poignant et Boris Vallaud le 5 janvier 2017 à Paris
AFP/Archives
"Je ne veux pas apparaître comme une tête de pont ou un poisson-pilote", a-t-il aussi déclaré. "François Hollande est libre de ses choix et moi des miens", a-t-il ajouté reprenant à son compte une pique de l'ancien Premier ministre Laurent Fabius à l'adresse de l'ex-président socialiste François Mitterrand : "Lui c'est lui, moi c'est moi".
François Hollande n'a pas encore fait connaître son choix mais de nombreux hollandais sont favorables à la candidature de son ex-ministre de l'Economie, leader d'En Marche.
M. Poignant annonce également dans son communiqué qu'il soutiendra la candidature du ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas aux législatives à Quimper.
A la sortie du Conseil des ministres, Sébastien Lecornu a officiellement annoncé le recours au 49.3 pour faire passer le budget. Dès demain à l’Assemblée, le Premier ministre engagera la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du projet de loi de finances.
Après un week-end de réflexion, le Premier ministre va annoncer en Conseil des ministres le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026. Après avoir concédé de nombreux gestes en direction des socialistes, Sébastien Lecornu a obtenu de leur part un accord de non-censure. Le chef du gouvernement revient donc sur son engagement de ne pas avoir recours à cet article, mais évite la voie plus brutale des ordonnances.
Dans la dernière ligne droite du marathon budgétaire 2026, le gouvernement ne souhaite pas prolonger plus que nécessaire la navette parlementaire en cas de recours à l’article 49.3. Pour que les sénateurs ne reviennent pas sur la copie qui serait validée par l’Assemblée, le gouvernement a limité l’effort demandé aux collectivités « un marqueur du Sénat ».
À quelques semaines des élections municipales 2026, les rangs macronistes avancent en ordre dispersé à Paris. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, soutient Rachida Dati. « C’est elle qui peut gagner », estime la responsable sur Public Sénat ce lundi. Une position contraire à celle de son parti, Renaissance, qui s’est allié au candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.