Polémique au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté : « Cela a été très très mal géré » selon Alain Joyandet
Invité de l’émission « Bonjour chez vous », le sénateur (LR) Alain Joyandet, a réagi à la polémique déclenchée par un élu (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, contre une femme voilée. Il a estimé que la présidente socialiste du conseil régional avait très mal géré cette affaire, ce qui l’avait amplifiée.

Polémique au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté : « Cela a été très très mal géré » selon Alain Joyandet

Invité de l’émission « Bonjour chez vous », le sénateur (LR) Alain Joyandet, a réagi à la polémique déclenchée par un élu (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, contre une femme voilée. Il a estimé que la présidente socialiste du conseil régional avait très mal géré cette affaire, ce qui l’avait amplifiée.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Vendredi dernier, un élu du Rassemblement national a pris à partie une mère de famille voilée présente dans le public, venue accompagnée d’enfants pour une sortie au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône était présent lors de cette séance. Il a raconté la scène sur le plateau de « Bonjour chez vous ».

Pour le sénateur, la présidente socialiste du conseil régional Marie-Guite Dufay a une part de responsabilité dans l’ampleur de cette controverse.   

« Ce qu’on ne dit pas - et moi j’en ai été le témoin - (…) c’est que la présidente ne donne pas immédiatement tort à l’élu du Rassemblement national. Il y a un flottement général (…) Elle essaie de savoir quel est en fait son droit. Tout part de là. Il y a une grande confusion. Elle ne demande pas une suspension de séance pour que les affaires retombent tranquillement. Et à ce moment-là, ce sont les enfants qui payent la note. Parce que du coup, il y a une violence qui s’installe entre les conseillers régionaux. Il n’y a plus à ce moment-là de présidence de séance (…)  Il y a des insultes qui jaillissent entre les élus socialistes et du Rassemblement national ». « Cela a été très très mal géré » a-t-il ajouté.

Alain Joyandet a estimé également que Marie-Guite Dufay a ensuite essayé « de faire un coup pour rebondir » le lendemain en suréagissant, indiquant qu’elle voulait rencontrer les enfants témoins de cette scène : « Comme s’il y avait besoin d’en rajouter ».

« Ce qu’il faut, c’est faire un point de droit. Parce qu’au fond, c’est le droit qui compte ».

Et d’expliquer que cette dame « qui n’est pas totalement voilée » ne porte pas atteinte à l’ordre public : « Donc la loi ne dit pas qu’il faut l’exclure immédiatement de la salle ».

À plus long terme, le sénateur (LR) considère tout de même qu’il ne faut pas laisser les choses en l’état : « Je pense qu’il faudra revenir devant le Parlement (…) Il faut à nouveau un débat pour essayer de clarifier ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le