Polémique sur la présence de François Bayrou à Pau : « Je suis un défenseur du cumul des mandats », assure Hervé Marseille 

Invité de la matinale de Public Sénat, Hervé Marseille, président de l’UDI et de l’Union centriste est revenu sur le déplacement du Premier ministre à Pau, pour présider le conseil municipal. Le centriste défend la position du Premier ministre de rester maire de Pau et se positionne en faveur du cumul des mandats.
Henri Clavier

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« Il avait un conseil municipal, il a fait ce qu’il devait faire » commente Hervé Marseille, président de l’UDI et du groupe Union centriste au Sénat à propos du déplacement du Premier ministre à Pau. En effet, tout juste nommé à Matignon, François Bayrou qui a décidé de rester maire de Pau a présidé le conseil municipal de la ville, hier soir. Un cumul des fonctions vivement critiqué, notamment à gauche, alors même que la situation à Mayotte après le passage du cyclone Chido est dramatique.  « Il avait une réunion avec le président de la République et les services de l’Etat sur Mayotte », défend Hervé Marseille, soutien du nouveau Premier ministre. Une réunion à laquelle François Bayrou a assisté en visioconférence depuis Pau. «Tout le monde ne va pas débarquer à Mayotte […] Ce qui est anormal c’est qu’on fait polémique de tout », ajoute le sénateur centriste soulignant la présence de Bruno Retailleau et la visite prochaine d’Emmanuel Macron.  

« La loi le permet, rien ne s’y oppose »  

Hervé Marseille a tenu à soutenir le Premier ministre, rappelant qu’il est « un défenseur du cumul des mandats ». Ce dernier ajoute d’ailleurs que pour les ministres, « la loi le permet, rien ne s’y oppose ». Par ailleurs, le président de l’Union centriste avait déposé, en 2021, une proposition de loi sur le cumul des mandats. Un texte adopté par le Sénat en première lecture.  

Malgré cela, la position divise au sein même du bloc central et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a rappelé son opposition au cumul des mandats.  

« On s’est trompés en (rendant) incompatibles les responsabilités locales et nationales, c’est une erreur […] Pour les membres du gouvernement, c’est autorisé, pour les parlementaires, non. Je pense qu’il faut que ce débat soit repris », s’est défendu François Bayrou, précisant qu’il poserait cette question dans son discours de politique générale. Le sujet pourrait donc rapidement revenir au Parlement.  

« Le premier chantier qui va se présenter à nous, c’est le budget »  

Hervé Marseille pourrait évoquer le sujet du cumul des mandats et éventuellement de la proportionnelle, dès ce soir puisqu’il sera reçu par François Bayrou à 20 h 30.  « Le premier chantier qui va se présenter à nous, c’est le budget », tempère néanmoins Hervé Marseille qui espère encore reprendre le projet de loi de finances là où il a été arrêté, suite à la chute du gouvernement. Ce dernier souhaite surtout que les consultations permettent de trouver des « points de compromis » entre la droite et la gauche. Pour cela, le président de l’Union centriste veut d’abord s’atteler à certaines priorités : « Le budget et l’agriculture ». Quitte à laisser certains sujets de côté. « On peut mettre de côté ce qui fâche, l’abrogation de la réforme des retraites ou une loi immigration », assure Hervé Marseille. 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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