Polémique sur le salaire de Chantal Jouanno, organisatrice du grand débat national
La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de...

Polémique sur le salaire de Chantal Jouanno, organisatrice du grand débat national

La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de...
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La révélation du salaire de Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui est chargée de l'organisation du "grand débat national", a suscité une polémique, certains "gilets jaunes" et leurs soutiens la prenant à partie.

Son salaire s'élèverait à 14.666 euros bruts mensuels, selon La Lettre A parue lundi, soit un revenu quasi-équivalent à celui du président de la République ou du Premier ministre, qui touchent chacun 15.140 euros bruts par mois.

"C'est le salaire fixé par les autorités pour les présidents de la CNDP, quels qu'ils soient", avait expliqué lundi Chantal Jouanno au micro de franceinfo. "Cela ne dépend pas de moi et ça n'est pas lié au grand débat national".

"Je comprends (que ça puisse choquer) et je pense que c’est important aussi que les gens disent pourquoi ça les choque, en quoi ça pose problème, et à la limite, s’ils veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres", avait ajouté Mme Jouanno en invitant à mettre ce sujet au programme du "grand débat".

"14.500 euros de salaire ferme pour +débattre+, mais ça fait des décennies que je mène des débats, des articles, des meetings, des vidéos, bénévolement; j'imaginais pas que c'était possible ce genre de trucs", s'est indigné l'ancien inspecteur du travail et ex-représentant de l'aile gauche du PS, Gérard Filoche, sur Twitter.

Manuel Bompard, directeur de campagne de La France insoumise, a dénoncé sur BFMTV des "rémunérations excessives quand, dans le même temps, le président de la République n'est pas capable d'annoncer une hausse des salaires".

"J'ai le sentiment que (les Français en colère) vont mal le prendre", a estimé pour sa part la porte-parole de LR Laurence Sailliet sur BFMTV.

Le député et porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'est dit "choqué" et a jugé "indécent" le salaire de Mme Jouanno. "Quel est le taré chez En Marche qui a accepté un contrat qui lui donne un salaire de ce montant?", a-t-il demandé sur LCI.

Pour son poste en 2018, Chantal Jouanno a reçu 172.425 euros bruts (selon les rapports annexes à la loi de Finances 2019), soit 10% de plus que son prédécesseur.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a pris sa défense mardi. "A un moment donné, il va quand même falloir qu'on reprenne le sens de la mesure. Il y a des joueurs de foot qui gagnent un million d'euros par mois et ça ne choque personne", a-t-il réagi sur Europe 1.

"Si on considère qu'exercer des responsabilités politiques, c'est quelque chose qui ne doit pas être rémunéré ou qui doit être rémunéré simplement au salaire minimum, eh bien ça veut dire qu'on considère qu'il n'y a plus d'échelle de valeurs dans les responsabilités", a estimé le ministre, qui n'est "pas pour que tout le monde gagne pareil partout".

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