François Ruffin se comporte comme "un fasciste" et "transpire la haine de l'autre", a estimé dimanche le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, auparavant traité de "politicaillon" au "côté aristocratique" par le député LFI.
"Il m'attaque sur mon nom (...) Vous savez à qui il me fait penser ? A un fasciste", a déclaré le ministre sur BFMTV.
"Les fascistes, ils se comportent comme ça : ils discréditent les gens qui ne pensent pas comme eux, au lieu de débattre, au lieu d'accepter la contradiction. M. Ruffin, il n'accepte pas la contradiction, il transpire la haine de l'autre", a-t-il poursuivi.
Interrogée sur LCI, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye "ne partage pas" ce terme de "fasciste" employé par le ministre d’État.
"Malgré toute l'amitié que j'ai pour François de Rugy avec qui je m'entends très bien en l’occurrence, je pense que le mot n'est pas le meilleur mot qu'on puisse choisir", a-t-elle jugé.
"Le fascisme, ça renvoie à des époques de notre histoire très particulières, à une forme d'exercice du pouvoir également très particulière qui a donné ce qu'on a connu au cours de la Seconde guerre mondiale, donc je crois qu'il faut être très précautionneux dans le choix de certains mots", a insisté la porte-parole du gouvernement.
M. de Rugy réagissait à une vidéo postée sur les réseaux sociaux par M. Ruffin.
"Si l'incarnation de l'écologie dans ce pays c'est de Rugy, c'est évident que tu rends l'écologie antipopulaire", y dit-il. "Avec son côté aristocratique, le château descend pour vous expliquer comment on va faire de l'écologie dans le pays...", se moque ensuite M. Ruffin en imitant un ton snob.
"Une énergie alternative, tu sais ce que ça serait ? C'est chaque fois que de Rugy retourne sa veste. Là ça crée de l'énergie, c'est mieux que les éoliennes", poursuit le député dans cette diatribe.
"J'ai fait 7 ans d'émission de radio, j'ai fait une vingtaine de bouquins, j'ai fait deux films, pendant que de Rugy il a fait quoi ? Professionnel de la politique, politicaillon à la noix", assure encore M. Ruffin.
Le ministre de la Transition écologique François de Rugy à l'Assemblée nationale à Paris le 26 juin 2019
AFP
"Pendant qu'il faisait des films (...) je m'occupais déjà d'écologie", a répliqué M. de Rugy.
"L'écologie populaire, c'est pas l'écologie populiste. M. Ruffin franchit une nouvelle fois les bornes", a-t-il ajouté.
"Il fait une vidéo toutes les semaines. Vous savez qui faisait ça avant ? C'est Jean-Marie Le Pen", a encore jugé le ministre.
"Il se met en scène, et puis il fait des petites imitations, et puis il parle à son caméraman. Mais là, on parle d'écologie, on parle de planète, qu'on fasse des propositions", a-t-il conclu.
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.