Politique migratoire: « humanisme et pragmatisme ne sont pas incompatibles », selon Castaner
Le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a affirmé jeudi qu'en matière de politique migratoire, "l...

Politique migratoire: « humanisme et pragmatisme ne sont pas incompatibles », selon Castaner

Le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a affirmé jeudi qu'en matière de politique migratoire, "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a affirmé jeudi qu'en matière de politique migratoire, "l'humanisme et le pragmatisme ne sont pas incompatibles".

"On peut faire preuve d'humanisme et de pragmatisme, je pense que l'humanisme et le pragmatisme ne sont pas incompatibles", a déclaré M. Castaner sur franceinfo, alors que les associations actives dans l'aide aux étrangers ont rendez-vous jeudi à Matignon sur le projet de loi "asile et immigration".

Ce texte aligne des mesures techniques, dont beaucoup sont très contestées par les défenseurs des étrangers pour leur caractère coercitif.

Ces derniers ont annoncé mercredi qu'ils allaient contester devant le Conseil d'Etat une circulaire très controversée sur le recensement des migrants.

"Nous sommes face à un échec, un échec de notre politique d'intégration", a fait valoir le secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le Parlement.

"Je préfère que nous soyons généreux sur les réfugiés et que nous trouvions les moyens d'une intégration renforcée, qu'on leur offre des droits à la formation, à l'apprentissage du français (...), mais en même temps il faut avoir le courage de dire un certain nombre de choses", a-t-il affirmé.

"C'est ce que nous voulons faire, avoir d'un côté de l'humanisme chaque fois que c'est nécessaire, et du pragmatisme", a défendu M. Castaner. "Le pragmatisme c'est de considérer que quand aujourd'hui vous avez une décision qui vous refuse le statut de réfugié et donc une injonction de quitter le territoire, on se contente depuis des années que seulement 4% de ces décisions soient mises en œuvre, ce n'est pas acceptable".

"Il faut effectivement sur ces sujets montrer de la fermeté. Certains pensent que c'est être de droite, moi je pense que c'est être juste que de respecter des décisions de justice", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le