Le gouvernement a indiqué samedi que les feuilles de route pour lutter contre la pollution de l'air étaient en cours de transmission à la Commission européenne, comme l'avait exigé le Conseil d’État.
Le ministère de la transition écologique a réuni les 14 feuilles de route dont les éléments seront transmis à la Commission Européenne comme prévu, a-t-il précisé à l'AFP ajoutant qu'elles seraient rendues publiques la semaine prochaine.
La haute juridiction avait sommé en juillet l'exécutif d'agir contre la pollution de l'air, responsable de près de 50.000 décès prématurés par an.
Le Conseil d'État, saisi par l'association Les Amis de la Terre, enjoignait le Premier ministre et le ministre de la Transition écologique de prendre, "dans le délai le plus court possible", "toutes les mesures nécessaires" pour ramener les concentrations de particules PM10 (diamètre inférieur ou égal à 10 microns) et de dioxyde d'azote (NO2) en dessous des valeurs limites autorisées, dans toutes les zones où elles étaient encore dépassées en 2015.
Émissions d'oxydes d'azote et de particules fines par pays et par nombre d'habitants dans l'Union européenne.
AFP
C'était le cas dans douze agglomérations et régions pour le dioxyde d'azote (dont Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Strasbourg ou Toulouse), et trois pour les particules (Paris, Rhône-Alpes et Martinique).
Le gouvernement avait jusqu'à fin mars, soit samedi, pour transmettre à la Commission européenne ses feuilles de route détaillées, après lui avoir livré mi-février les "principaux éléments".
La France est, avec huit autres pays de l'Union, menacée d'être renvoyée devant la justice européenne en raison de manquements contre la pollution atmosphérique.
Paris est sous le coup de procédures d'infraction de la part de la Commission à la fois pour des dépassements dans les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2).
Dans la préfecture de Corrèze, la liste du maire ex-PS, Bernard Combes, fusionne avec celle de Nicolas Marlin, qui compte quelques membres de LFI. Cet ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée vient ainsi contredire la ligne de refus de tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, portée par l’ex-Président. « Il s’agit d’une liste conduite par un binôme PCF/EELV, issue de sa majorité », minimise l’entourage de François Hollande.
Après l’annonce d’une fusion des listes LFI et écologistes hier, la socialiste Catherine Trautmann, en tête au premier tour à Strasbourg, a réagi en s’alliant avec la liste Horizons de Pierre Jakubowicz. Une main tendue au centre dénoncée en personne par le secrétaire général du PS Olivier Faure.
Arrivé en quatrième position dimanche, et qualifié pour le second tour des municipales à Marseille, l’insoumis Sébastien Delogu annonce retirer sa liste pour faire barrage au Rassemblement national.
Alors que les résultats du premier tour des élections municipales sont connus depuis dimanche soir, des incertitudes demeurent quant aux listes décidées à se maintenir au second tour. Celles-ci n’ont plus que quelques heures pour se manifester en préfecture.