Pollution des sols : « Nous travaillons en lien avec les collectivités » assure Barbara Pompili
Invitée de l’émission Bonjour chez vous, la ministre de la Transition écologique est revenue sur la pollution des sols, alors que le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le sujet a été rendu il y a plusieurs semaines.

Pollution des sols : « Nous travaillons en lien avec les collectivités » assure Barbara Pompili

Invitée de l’émission Bonjour chez vous, la ministre de la Transition écologique est revenue sur la pollution des sols, alors que le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le sujet a été rendu il y a plusieurs semaines.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est un sujet très compliqué », concède la ministre de la Transition écologique. Invitée sur le plateau de l’émission Bonjour chez vous, ce vendredi, Barbara Pompili a assuré que le gouvernement continuait de travailler sur la question de la pollution des sols. Le sujet est complexe, en ce qu’il existe un vide juridique sur la question, puisque le sol est considéré comme une propriété privée, comme le relève le rapport de la commission d’enquête sénatoriale, rendu le 15 septembre. « Il faut que l’on se dote d’un outil législatif qui permette de mettre chacun devant ses responsabilités », plaidait la rapporteure de la commission, Gisèle Jourda, au micro de Public Sénat, dans le documentaire de Samia Dechir Sous nos pieds, la pollution. « Pour l’instant on ne l’a pas ».

Interrogée sur sa volonté de légiférer sur la question, Barbara Pompili a botté en touche. « C’est un sujet très compliqué, je ne veux pas faire d’annonces », a-t-elle assuré, rappelant par ailleurs qu’il existait « une obligation légale de dépollution quand une entreprise quitte un sol ». Une obligation peu respectée, ayant pour effet de transférer la mission de dépollution à l’État ou aux collectivités. « Il faut donc déjà que les lois soient mieux respectées », assure la ministre de la Transition écologique. « Il faut également qu’on ait un travail plus fin d’analyse des sols », revendique la ministre, citant le travail de cartographie des écoles construites sur des sites pollué, interrompu par Ségolène Royal en 2016 pour des motifs financiers.

Un travail mené avec les collectivités sur la dépollution des sols

Sur cette question, Barbara Pompili assure que l’État travaille avec les collectivités.  « Une grosse partie de la cartographie a été faite, il en manque une partie, elle doit être faite en lien avec les collectivités. Certaines ont les moyens de le faire, d’autres ne l’ont pas, nous sommes en train de réfléchir à ce qu’on peut faire pour aider ces petites collectivités qui n’ont pas les moyens de le faire », assure la ministre, qui n’indique pas pour autant que l’État relance le processus. « Nous avons mis 290 millions sur la table sur 10 ans pour la dépollution des sols, on est aussi en train de mettre 300 millions sur le fonds friche pour remettre en état des friches pour leur permettre d’accueillir des activités », revendique Barbara Pompili.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le