La popularité d'Emmanuel Macron (+2) et d'Edouard Philippe (+1) est en légère hausse en avril, bien que le chef de l'Etat n'ait guère convaincu les Français lors de ses récentes interventions télévisées, selon un sondage Odoxa diffusé mardi.
Avec 47% des personnes interrogées pour lesquelles il est "un bon président de la République", Emmanuel Macron se rapproche de la barre des 50%. Mais 53% (-1) portent toutefois un jugement négatif sur son action.
Le Premier ministre progresse pour sa part d'un point à 46%, mais 53% (-1) jugent également négativement son action à la tête du gouvernement, selon cette enquête pour L'Express, La Presse régionale et France Inter.
Les interviews télévisées d'Emmanuel Macron des 12 et 15 avril, comme son intervention devant les évêques puis celle devant le Parlement européen le 17, ont en revanche eu un impact limité.
Si 56% de ceux qui l'ont vu ou en ont entendu parler l'ont trouvé "bon sur la forme", seul 35% ont été convaincus "sur le fond" sur les sujets abordés, contre 65% qui n'ont pas été convaincus.
Pour un Français interrogé sur trois seulement (34% contre 65% d'un avis contraire), ces interventions ont par ailleurs apporté des informations ou des éclairages nouveaux sur sa politique.
Nicolas Hulot est toujours la personnalité politique qui suscite le plus d'adhésion (35%, =), devant Alain Juppé (32%, -1), Jean-Yves Le Drian (26%, -1) et Nicolas Sarkozy (25%, =).
Le Premier ministre Edouard Philippe, lors de la visite d'une usine Seb en Mayenne, le 23 avril 2018
AFP
Jean-Luc Mélenchon perd 4 points à 23%, Marine Le Pen est stable à 23% également et Laurent Wauquiez gagne un point à 15%.
Enquête réalisée en ligne les 18 et 19 avril auprès de 1.017 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
Le candidat socialiste, en ballotage favorable après le premier tour, veut installer l’idée d’un duel droite-gauche face à Rachida Dati et s’éviter un dispersement des voix de gauche entre sa candidature et celle de Sophia Chikirou (LFI). Il défend sa « cohérence » alors que la droite se met en ordre de bataille pour créer les conditions possibles d’une alternance.
« L'organisation des débats électoraux à la télévision relève de la liberté éditoriale des chaînes », a souligné le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, après les protestations de LFI, dont la candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, n'est pas invitée sur BFMTV mercredi soir pour le débat de l’entre-deux-tour à Paris avec Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.
Invité de la matinale de Public Sénat, Antoine Basbous, Directeur de l'Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global évoque le conflit entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis. Ce dernier pointe l’impact de l’élimination des cadres du régime iranien et l'affaiblissement de l’influence extérieure du régime.
Invoquant une campagne « délétère » à Nice, le président des Républicains a refusé ce mercredi matin d’apporter son soutien au maire sortant, Christian Estrosi, en difficulté face à Éric Ciotti, allié du RN dans la capitale azuréenne.