La popularité d'Emmanuel Macron (-3) et celle du Premier ministre Edouard Philippe (-1) sont à nouveau en baisse en octobre après une embellie le mois précédent, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
Avec 42% d'opinions favorables, le chef de l'Etat ne parvient pas à confirmer le regain de popularité de cinq points enregistré en septembre et les Français interrogés mécontents de son action restent majoritaires (56%, +3).
Depuis son entrée en fonction au mois de mai, la cote d'Emmanuel Macron a chuté de 20 points. Elle se situe à présent au même niveau que celle de son prédécesseur François Hollande à la même époque (42%).
La popularité d'Edouard Philippe repart également en légère baisse, mais autant de Français interrogés se disent aujourd'hui "satisfaits" (47%, -1) et "mécontents" (47%, +1) de son action. 6% ne se prononcent pas.
Le Premier ministre a perdu 8 points depuis son entrée en fonction, mais un nombre important de personnes interrogées (21%) ne se prononçaient pas en mai en raison de son manque de notoriété.
Le Premier ministre Edouard Philippe, le 20 octobre 2017 à Marseille
AFP
Par ailleurs, selon une autre enquête publiée également par le JDD six mois après l'élection présidentielle, si le premier tour de scrutin avait lieu dimanche, Emmanuel Macron obtiendrait cette fois 28% des voix, soit 4 points de plus que le 23 avril dernier.
Il devancerait à nouveau Marine Le Pen, dont le score serait quasiment identique (21,5%, contre 21,3% en avril), qui se qualifierait à nouveau pour le second tour. Jean-Luc Mélenchon recueillerait 18% des voix (19,6% le 23 avril) et François Fillon, candidat de la droite, 15% (20% en avril).
"C'est bien Marine Le Pen qui est toujours considérée par les Français comme la première opposante à Emmanuel Macron", s'est réjoui le Front national dans un communiqué, notant aussi "un recul de Jean-Luc Mélenchon (dont l'agitation est pourtant présentée par les médias comme de l'opposition) et - encore beaucoup plus significativement - une chute sévère du candidat LR, lequel semble être la principale victime de la progression d'Emmanuel Macron."
Le baromètre de popularité a été réalisé en ligne et par téléphone du 13 au 21 octobre auprès de 1.938 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. L'enquête six mois après la présidentielle a été conduite en ligne du 13 au 18 octobre, auprès de 1.908 personnes inscrites sur les listes électorales. La marge d'erreur est chaque fois de 1 à 2,2 points.
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.