Publié le 28 septembre 2022, le rapport sénatorial sur l’industrie de la pornographie a provoqué un débat sociétal de taille. Enjeu public crucial, le contrôle des vidéos pornographiques sur internet est inexistant. Leur violence est inouïe. Annick Billon, co-auteure des 120 pages, interpelle Isabelle Rome, la ministre chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes pour savoir quels seront les actes pris par le gouvernement pour enrayer les dérives d’une industrie en plein essor.
Pornographie : « Comment comptez-vous vous emparer des 23 propositions de notre rapport ? », demande Annick Billon
Publié le 28 septembre 2022, le rapport sénatorial sur l’industrie de la pornographie a provoqué un débat sociétal de taille. Enjeu public crucial, le contrôle des vidéos pornographiques sur internet est inexistant. Leur violence est inouïe. Annick Billon, co-auteure des 120 pages, interpelle Isabelle Rome, la ministre chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes pour savoir quels seront les actes pris par le gouvernement pour enrayer les dérives d’une industrie en plein essor.
Par Valentin Boulay
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Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, Annick Billon, la présidente de la Délégation aux droits des Femmes a interpellé Isabelle Rome, la ministre chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la diversité et de l’égalité des chances. « Dans notre rapport sénatorial Porno, l’enfer du décorrédigé avec nos trois collègues Alexandra Borchio Fontimp, Laurence Cohen et Laurence Rossignol, nous avons pour la première fois dans l’histoire du parlement, révélé les dessous sordides de cette industrie de la pornographie. Une industrie qui génère des milliards d’euros chaque année, dans des conditions opaques. Une industrie qui a fait de la marchandisation du corps et de la sexualisation des femmes un business à l’échelle mondiale. La consommation de porno est massive. Elle représente plus d’un quart de tout le trafic vidéo internet dans le monde. Le site Porn Hub cumule à lui seul plus de 40 milliards de visites à lui seul, et près de 220 000 vidéos vues chaque minute dans le monde. Notre rapport dresse un tableau très sombre mais réaliste des pratiques de cette industrie. Violences systémiques envers les femmes, exploitation de leur précarité économique et sociale, actes de tortures et de barbarie. Les deux affaires judiciaires en cours en France en témoignent. Elles ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Nous appelons à sortir de toute vision datée, faussée et édulcorée du porno. Le porno aujourd’hui c’est majoritairement des contenus dégradants et humiliants, majoritairement accessibles aux mineurs. Deux tiers des enfants de moins de quinze ans et un tiers des moins de douze ans ont déjà vu des images pornographiques. La délégation porte unanimement 23 propositions pour lutter contre les violences pornographiques et leurs conséquences. Comment comptez-vous vous emparer de cette proposition ? »
Isabelle Rome a souligné sa totale approbation du chapitre « Eduquer, éduquer, éduquer » du rapport, dans lequel il est recommandé de s’appuyer avec plus de force sur la loi Aubry de 2001 relative à l’éducation sexuelle. Cette loi prévoit qu’un une éducation à la sexualité soit dispensée dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles. Elle reste encore peu mise en œuvre. « Il est grand temps que la loi de 2001 soit appliquée dans nos écoles. Je pense aussi aux travaux sur le contrôle parental sur les smartphones. »
Aucune référence, par contre, à une autre recommandation phare du rapport, le renforcement des pouvoirs de l’Arcom pour imposer des amendes dissuasives aux sites pornographiques accessibles aux mineurs. « Nous pouvons aller plus loin, votre rapport alimentera les travaux que nous mènerons prochainement avec mes collègues de la justice, de l’intérieur, de la culture, du numérique et de la protection de l’enfance. Nous nous rencontrerons le 18 octobre. »
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.
En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.