Postes clés de l’Assemblée: les députés amorcent de nouvelles règles
L'Assemblée a amorcé mardi soir la réforme de son règlement sur l'attribution des postes stratégiques, une affaire interne en...

Postes clés de l’Assemblée: les députés amorcent de nouvelles règles

L'Assemblée a amorcé mardi soir la réforme de son règlement sur l'attribution des postes stratégiques, une affaire interne en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'Assemblée a amorcé mardi soir la réforme de son règlement sur l'attribution des postes stratégiques, une affaire interne en apparence mais aux enjeux très politiques, après le psychodrame avant l'été.

La proposition de résolution, dont l'examen doit se poursuivre mercredi, doit permettre de tourner la page de l'imbroglio lié à l'élection du Constructif Thierry Solère à l'un des trois postes de questeur, qui veillent à la bonne utilisation du budget de l'Assemblée, avec des voix de LREM.

Cette élection avait provoqué la colère de LR, premier groupe d'"opposition" en nombre, auquel ce poste aurait dû revenir, selon les usages. Depuis, LR boycotte le bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance collégiale.

La résolution, "un texte de réparation", selon les termes de Florent Boudié (LREM) entend donc graver dans le marbre les "usages" remontant au début de la Ve République, qui veulent que les groupes s'entendent pour la répartition des postes en se fondant sur un système de points. Elle est portée à la fois par le président LREM de l'Assemblée François de Rugy, et les chefs de file des députés MoDem et LR, Marc Fesneau et Christian Jacob.

Vantant une garantie de "la représentation effective et proportionnée" de l'opposition au bureau, le chef de file des élus LREM Richard Ferrand a expliqué dans l'hémicycle que le texte aurait pour conséquence "la démission de plusieurs vice-présidents de notre groupe".

"Une fois ce texte voté, nous serons à disposition pour rentrer au bureau. Nos deux vice-présidents Annie Genevard et Marc Le Fur seront à disposition dès que les deux vice-présidents LREM auront démissionné", avait déclaré dans la matinée Christian Jacob, lors d'un point de presse.

"Sur la questure, c'est la même chose, mais on risque d'attendre le prochain renouvellement parce que s'il (Thierry Solère) faisait preuve d'éthique et de loyauté, ça se saurait", a-t-il ajouté.

Des élus de divers groupes ont déploré que le texte se limite à ce seul objet, mais comme en commission, la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet a prévenu qu'elle refuserait les amendements "hors-cadre", renvoyant aux groupes de travail qui planchent depuis fin septembre sur une réforme de l'Assemblée.

Les premiers amendements pour mieux définir ce qu'était un groupe d'opposition (Nouvelle gauche), renforcer les droits des non-inscrits, abaisser le seuil de constitution des groupes (FN), augmenter le nombre de membres du bureau, créer une crèche ou encore augmenter la part du bio aux restaurants de l'Assemblée (LFI), ont tous été rejetés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Postes clés de l’Assemblée: les députés amorcent de nouvelles règles
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le