« Pot de maquillage »: Le Gendre dénonce des « propos inadmissibles » d’un député LREM
Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, a dénoncé mercredi les "propos inadmissibles" du député "marcheur" Joachim...

« Pot de maquillage »: Le Gendre dénonce des « propos inadmissibles » d’un député LREM

Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, a dénoncé mercredi les "propos inadmissibles" du député "marcheur" Joachim...
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Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, a dénoncé mercredi les "propos inadmissibles" du député "marcheur" Joachim Son-Forget, après une attaque sexiste contre la sénatrice EELV Esther Benbassa.

"Avec le pot de maquillage que vous vous mettez sur la tête, vous incarnez plus que jamais ce que vous tentez maladroitement de caricaturer", avait tweeté lundi le député LREM à Mme Benbassa.

"Le bureau du groupe parlementaire LREM se désolidarise de notre collègue Joachim Son-Forget à la suite de ses propos inadmissibles contre la sénatrice Esther Benbassa. Aucune controverse politique ne justifie de verser dans le sexisme et la vulgarité", a déclaré M. Le Gendre sur Twitter.

"La leçon de morale, merci de la conserver pour tes enfants", a par ailleurs lancé M. Son-Forget, toujours sur le réseau social, à son collègue LREM Ludovic Mendes qui l'appelait à s'excuser. "Je tremble", a également rétorqué le député à un message d'un référent local LREM appelant à son exclusion.

Sollicité par l'AFP sur de possibles sanctions contre le député, M. Le Gendre s'est refusé à tout nouveau commentaire. "Ce n'est pas sur la place publique que sera traité, le moment venu, le cas de Joachim Son-Forget par le bureau du groupe", a-t-il dit.

De son côté, la sénatrice a estimé auprès de l'AFP que "l'expression sans complexe d'un tel sexisme, venant d'un parlementaire, après MeToo, a de quoi laisser sans voix".

Dans un premier tweet, Mme Benbassa commentait une déclaration de Brigitte Macron sur les "gilets jaunes", rapportée par un média. M. Son-Forget lui avait répondu sur Twitter, la renvoyant à son "pot de maquillage". La sénatrice a "détourné" "une citation prêtée à la première dame" pour mettre de l'huile "sur le feu", a-t-il riposté sur Twitter.

Le député s'est ensuite défendu sur Twitter: "La référence au maquillage ne peut en aucun cas être mélangée à une attaque sur le physique". "La référence au maquillage n'est sexiste que dans la tête des sexistes: certains hommes en portent, et la quasi-totalité des hommes politiques en portent sur les plateaux télés où on nous demande un passage au maquillage quasi-systématiquement", avait-il poursuivi.

En septembre, le député des Français de l'étranger avait déjà reçu de vives critiques après avoir défendu le forain Marcel Campion, qui avait tenu des propos homophobes à propos d'élus parisiens.

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