Pour Bayrou, Macron doit être un « président juste »
François Bayrou, président du MoDem, demande dimanche à Emmanuel Macron d'être un "président juste" et prône le développement de...

Pour Bayrou, Macron doit être un « président juste »

François Bayrou, président du MoDem, demande dimanche à Emmanuel Macron d'être un "président juste" et prône le développement de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Bayrou, président du MoDem, demande dimanche à Emmanuel Macron d'être un "président juste" et prône le développement de la participation des salariés dans l'entreprise et une hausse de la rémunération des heures supplémentaires.

Interrogé dans Le Parisien sur l'étiquette de "président des riches" qui colle à Emmanuel Macron, le maire de Pau juge que le chef de l'Etat pourra s'en défaire "en étant à la fois le président entraînant, inspirant et le président juste, garant de la justice dans la société".

Selon lui, "il y a eu beaucoup d'avancées" depuis l'élection de M. Macron, dont la hausse du minimum vieillesse ou la suppression progressive de la taxe d’habitation. "Mais elles n'ont pas été mises en valeur dans le cadre d'un projet social assumé et cohérent. Ce qui a percuté, c'est l'autre volet, l'ISF et la baisse inopportune de l'APL", regrette l'ex-ministre de la Justice.

Dans l'immédiat, il préconise la développement de la participation des salariés dans les entreprises et la hausse de la rémunération des heures supplémentaires. "Ces deux décisions iront dans le sens de la reconnaissance et de l’autonomie", estime-t-il.

Dans le Journal du dimanche, la députée LREM, Brigitte Bourguignon a elle appelé à "faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins".

Interrogé dans l'émission Questions politiques France inter/France télévisions/Le Monde, le président de l'Assemblée, François de Rugy, qui "assume pleinement la baisse de l'ISF" a estimé "injuste" de présenter Emmanuel Macron comme le président des riches.

"C'est le président de la relance économique, de la réussite économique", a-t-il défendu.

M. de Rugy a reconnu qu'il "faut faire preuve de persévérance sur le pouvoir d'achat", sans mentionner de nouvelles mesures en dehors de la baisse des cotisations salariales et de la suppression de la taxe d'habitation.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Farmers’ Protest Continues in Central Paris
6min

Politique

Colère des agriculteurs : au-delà de la gestion de la mobilisation, le gouvernement attendu au tournant sur le fond

Signature du Mercosur, gestion de la dermatose nodulaire, des normes jugées pénalisantes… La mobilisation des agriculteurs est montée d’un cran ce jeudi. Une centaine de tracteurs ont rejoint Paris et l’Ile-de-France à l’appel de la Coordination rurale, malgré l’interdiction. Ce type de mobilisations spectaculaires met une pression supplémentaire sur le Premier ministre qui annoncera des mesures concrètes vendredi.

Le

Paris: Macron and Attal during a ceremony at the Mont-Valerien memorial
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans : la bataille des textes dans la « guéguerre » Attal–Macron

Ce jeudi 8 janvier, le Conseil d’État examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire défendent des mesures proches, la coexistence de plusieurs textes cristallise une rivalité entre exécutif et Parlement, et rend le calendrier législatif incertain.

Le

Pour Bayrou, Macron doit être un « président juste »
4min

Politique

Groenland : « Donald Trump nous met le couteau sous la gorge », estime Cédric Perrin

Au micro de Public Sénat, Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, estime que les déclarations de Donald Trump sur le Groenland visent à mettre la pression aux Européens, dans un contexte où les Etats-Unis viennent de redéfinir leurs objectifs stratégiques. Par ailleurs, l’élu sera reçu à l’Elysée ce jeudi en fin de journée, alors qu’Emmanuel Macron doit présenter les garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Le