Pour Griveaux, La France insoumise est dans « l’opposition stérile »
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, a critiqué lundi l'attitude de la France Insoumise...

Pour Griveaux, La France insoumise est dans « l’opposition stérile »

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, a critiqué lundi l'attitude de la France Insoumise...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, a critiqué lundi l'attitude de la France Insoumise depuis l'élection présidentielle, jugeant que le parti de Jean-Luc Mélenchon faisait de l'"opposition stérile" fondée sur de seuls "effets de tribune".

"Les 17 parlementaires la France Insoumise n'ont pas fait une seule proposition depuis qu'ils siègent à l'Assemblée nationale", a dénoncé M. Griveaux, interrogé sur RTL sur la manifestation organisée samedi contre la réforme du droit du travail.

"Ils ont fait des effets de tribune, ils ont sorti des boîtes de conserve à l'Assemblée nationale. (...) C'est de l'opposition stérile", a ajouté l'ancien porte-parole de La République En Marche (LREM), estimant que "les Français" étaient "en droit d'attendre autre chose de la part des députés".

M. Mélenchon "a réuni péniblement 35.000 personnes place de la République pour défendre un texte, le Code du travail, qui est en grande partie responsable des 3,5 millions de chômeurs que nous avons aujourd'hui", a-t-il ironisé.

Le discours du leader de la France Insoumise (LFI), qui a affirmé devant des dizaines de milliers de personnes que "c'est la rue" qui avait "abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE", a suscité l'indignation dans la classe politique, obligeant M. Mélenchon à tenter de justifier son parallèle historique.

"Il est dans l'outrance", a estimé M. Griveaux, regrettant que le leader de LFI ait "mis sur le même plan le CPE, Alain Juppé et le nazisme". "Quand on fait de la politique", on doit s'intéresser "à l'intelligence des gens", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le