Pour Hamon, « le macronisme est une forme de racisme social »
Le fondateur du mouvement Générations Benoît Hamon a accusé vendredi Emmanuel Macron de "racisme social", lui reprochant plus...

Pour Hamon, « le macronisme est une forme de racisme social »

Le fondateur du mouvement Générations Benoît Hamon a accusé vendredi Emmanuel Macron de "racisme social", lui reprochant plus...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le fondateur du mouvement Générations Benoît Hamon a accusé vendredi Emmanuel Macron de "racisme social", lui reprochant plus spécifiquement le ton adopté "quand il parle aux personnes les plus modestes".

"Sur les APL (aides personnelles au logement, dont le montant a baissé de 5 euros l'an dernier), les aides sociales, quand on regarde la manière dont Emmanuel Macron parle aux gens les plus modestes... le macronisme est une forme de racisme social", a asséné l'ancien candidat PS à la présidentielle sur franceinfo.

"Je considère qu'Emmanuel Macron, quand il parle aux personnes les plus modestes (...), se comporte un petit peu comme on imagine qu'un colon se comporterait avec des colonisés, des citoyens de seconde zone, des grands enfants qui ne seraient pas assez lucides, assez responsables, pour savoir ce qui est bon pour eux", a poursuivi M. Hamon.

Le fondateur de Générations s'est par ailleurs inquiété de l'état de "la vie démocratique", cette dernière fonctionnant "mal" en France d'après lui.

"Beaucoup de citoyens ont le sentiment que pour des décisions simples qui les concernent, ils ne sont pas respectés, écoutés. Il y a là un peu plus que du mépris" de la part du président, a-t-il jugé.

D'où, selon M. Hamon, un "besoin de passer à autre chose".

"Ça m'incite à continuer sur le sillon que j'ai creusé, à penser un nouveau projet pour une grande gauche écologiste", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le