Pour Hervé Morin, « François Baroin est le successeur de Jacques Chirac »
Président de la région Normandie, Hervé Morin revient sur le décès de l’ancien président, qui a profondément forgé la politique en France pendant plusieurs décennies.

Pour Hervé Morin, « François Baroin est le successeur de Jacques Chirac »

Président de la région Normandie, Hervé Morin revient sur le décès de l’ancien président, qui a profondément forgé la politique en France pendant plusieurs décennies.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il a été un de ceux qui rythmait notre vie politique. Il avait beaucoup d'empathie, au bout d'un quart d'heure on avait plutôt envie de lui mettre la main sur l'épaule » raconte Hervé Morin. Alors que l’ancien président Jacques Chirac est décédé ce jeudi, les politiques de tous bords s’accordent à souligner « le charisme » de l’homme, élu deux fois Président et nommé deux fois Premier ministre.

Pour le président de la région Normandie, Jacques Chirac était un homme qui « connaissait la France en profondeur ». Un trait de caractère qui n’est pas sans lui rappeler François Baroin, président de l’association des maires de France et maire de Troyes : « Il est assez proche de lui dans sa construction, dans son approche, dans le fait d'aimer les gens » analyse Hervé Morin.

Considéré comme le filleul politique de Chirac, François Baroin a également réagi à la mort de Jacques Chirac en déclarant « le pleurer comme un fils ». Une proximité assumée et qui a longtemps rapproché les deux hommes. « J'ai des liens très proches avec François, il a une connaissance intime du pays. Il a cette même bienveillance, cette empathie » précise Hervé Morin.

Sur un tout autre sujet, le président de la région Normandie voit également des ressemblances entre Emmanuel Macron et Jacques Chirac.  « Emmanuel Macron a vécu à travers les gilets jaunes une leçon assez comparable à celle vécue par Chirac en 1995. Il a découvert que ce pays est un pays extrêmement sensible, qu’il y a une vraie fracture sociale.»

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le