Pour Jack Lang, il faudra « nouer une relation » avec Pyongyang
Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour...

Pour Jack Lang, il faudra « nouer une relation » avec Pyongyang

Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour nouer une relation" avec Pyongyang, dont la communauté internationale a "sous-estimé la ténacité".

La communauté internationale "a sous-estimé la ténacité, l'entêtement, la volonté de ce pays d'affirmer sa pleine souveraineté, sa pleine dignité", a déclaré l'ancien ministre sur TV5Monde. "Ce qui compte d'abord pour le régime de la Corée du Nord, c'est que sa souveraineté, sa dignité soient pleinement reconnus et pérennisés".

Il s'est dit convaincu "qu'il faudra bien un jour nouer une relation" avec Pyongyang.

A terme, un traité de paix avec les États-Unis est le "voeu profond" du régime nord-coréen, a-t-il estimé.

Selon lui, "la Chine peut, s'il y a une certaine intelligence diplomatique au sein du Conseil de sécurité, servir de relais pour savoir discrètement dans quelles conditions et comment les dirigeants nord-coréens accepteraient un accord global".

"C'est une erreur de penser que le chef du régime est un fou", a encore déclaré l'ancien ministre de la Culture. "C'est un homme très rationnel, très méthodique, très organisé, peut-être d'une certaine manière plus méthodique que ne l'est M. Trump".

Le président américain "est dans le pur verbe, le pur langage, mais ça ne rend pas facile l'établissement d'une diplomatie cohérente", a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le