Pour Jack Lang, il faudra « nouer une relation » avec Pyongyang
Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour...

Pour Jack Lang, il faudra « nouer une relation » avec Pyongyang

Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Jack Lang, qui a été envoyé spécial en Corée du Nord sous le quinquennat Sarkozy, a affirmé dimanche "qu'il faudra bien un jour nouer une relation" avec Pyongyang, dont la communauté internationale a "sous-estimé la ténacité".

La communauté internationale "a sous-estimé la ténacité, l'entêtement, la volonté de ce pays d'affirmer sa pleine souveraineté, sa pleine dignité", a déclaré l'ancien ministre sur TV5Monde. "Ce qui compte d'abord pour le régime de la Corée du Nord, c'est que sa souveraineté, sa dignité soient pleinement reconnus et pérennisés".

Il s'est dit convaincu "qu'il faudra bien un jour nouer une relation" avec Pyongyang.

A terme, un traité de paix avec les États-Unis est le "voeu profond" du régime nord-coréen, a-t-il estimé.

Selon lui, "la Chine peut, s'il y a une certaine intelligence diplomatique au sein du Conseil de sécurité, servir de relais pour savoir discrètement dans quelles conditions et comment les dirigeants nord-coréens accepteraient un accord global".

"C'est une erreur de penser que le chef du régime est un fou", a encore déclaré l'ancien ministre de la Culture. "C'est un homme très rationnel, très méthodique, très organisé, peut-être d'une certaine manière plus méthodique que ne l'est M. Trump".

Le président américain "est dans le pur verbe, le pur langage, mais ça ne rend pas facile l'établissement d'une diplomatie cohérente", a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le