Barack Obama candidat à l'élection présidentielle? C'est évidemment impossible mais un collectif de blagueurs anonymes avait déjà réuni 43.000 signatures mercredi pour pousser l'ex-président des Etats-Unis à viser l'Elysée.
"Oui on peut", clament des portraits de Barack Obama sur fond bleu-blanc-rouge, rappelant le slogan "Yes We Can" de la campagne d'Obama en 2008. Affichés dans les rues de Paris, les portraits renvoient vers une pétition en ligne.
"Barack Obama a achevé son deuxième mandat de président des États-Unis (...), pourquoi ne pas l’embaucher comme président pour la France?", lancent les organisateurs de la pétition sur leur site. Ils espèrent recueillir un million de signatures avant le 15 mars.
Leur rêve le plus fou? Faire étudier leur proposition par l'Assemblée nationale, pour qu'elle "naturalise Barack Obama ou vote une loi pour qu'il puisse se présenter", a déclaré à l'AFP un des quatre organisateurs parisiens de l'opération, qui souhaitent garder l'anonymat.
Les blagueurs anonymes devant le portrait d'Obama sur une affiche apposée urs anonymes le 27 février 2017 à Paris
AFP
"Tout ça c'est une grosse blague", admet l'organisateur, tout en collant une de ses affiches dans une rue parisienne. "Mais avec du fond aussi, c'est-à-dire qu'aujourd'hui (...) les gens ne se reconnaissent pas dans les candidats en France et qu'on vote tous un peu contre, et pas pour quelqu'un".
Selon les initiateurs, il faudrait aussi voter pour Barack Obama parce qu'il a "le meilleur CV au monde pour le job" et "parce qu’à l’heure où la France s’apprête à voter massivement pour l'extrême droite, nous pouvons encore donner une leçon de démocratie à la planète en élisant un Président français, étranger".
Les organisateurs assurent n'être contre aucun des candidats actuels et précisent qu'ils voteront bien à l'élection présidentielle mais entendent exprimer avec le choix d'Obama une envie de "rêver".
"Maintenant, il faut aussi qu'on ait son accord et ça c'est beaucoup moins gagné..."
Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.
De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.
Alors que 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année, une proposition de loi sénatoriale vise à mettre en place une enquête administrative pour vérifier les antécédents judiciaires et le comportement des candidats à des postes d’encadrement des enfants.