Pour l’eurodéputé Manuel Bompard, le référendum d’initiative citoyenne « n’est pas suffisant »
Alors que l’Italie a voté en octobre dernier la réduction du nombre de ses parlementaires, la question fait toujours débat en France. Moins de parlementaires serait-il synonyme d’une démocratie plus directe ? Pour Manuel Bompard, eurodéputé français de la France insoumise, le référendum d'initiative citoyenne n’est pas suffisant. ​

Pour l’eurodéputé Manuel Bompard, le référendum d’initiative citoyenne « n’est pas suffisant »

Alors que l’Italie a voté en octobre dernier la réduction du nombre de ses parlementaires, la question fait toujours débat en France. Moins de parlementaires serait-il synonyme d’une démocratie plus directe ? Pour Manuel Bompard, eurodéputé français de la France insoumise, le référendum d'initiative citoyenne n’est pas suffisant. ​
Public Sénat

Par Pauline Vilchez

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ils nous coûtent trop cher », « ils ne servent à rien », ces phrases reviennent souvent dans le débat public lorsqu’il s’agit de parler du rôle des parlementaires. Pour Manuel Bompard, eurodéputé français de la France insoumise « les citoyens ont envie de participer au pouvoir de décision et aujourd'hui le référendum d'initiative citoyenne [...] n'est pas suffisant ».

En effet sur le plateau de l’émission Europe Hebdo, l’élu a remis en question l’initiative citoyenne européenne mise en place en 2011 qui permet aux citoyens d’inviter la Commission européenne à faire une proposition sur un sujet qui relève de sa compétence.

« Les citoyens ont envie de participer au pouvoir de décision ».

Il a notamment déploré que ce système en France, ne soit que « consultatif ». Pour rappel, actuellement 20 % de soutiens parlementaires (soit 185 députés ou sénateurs) et 10 % du corps électoral (soit plus de 4,5 millions de signatures) sont requis pour saisir le Parlement.

Il prend notamment l’exemple de la déclaration d’Emmanuel Macron, pour les deux ans de son quinquennat, d’abaisser à un million le nombre signatures nécessaires : « si l'on prend l’exemple de l’aéroport de Paris menacé de privatisation, il y a plus d’un million de signatures aujourd’hui en France, mais pour l’instant il n’y a toujours pas de référendum organisé ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Emergency closed-door meeting political party leaders organised by Macron
3min

Politique

Présidentielle 2027 : les Écologistes reportent l'heure du choix à décembre, Marine Tondelier toujours en lice

Réunis en conseil fédéral, les Écologistes ont adopté, selon le résultat communiqué lundi 21 septembre, à 69,44 %, une motion actant un vote des adhérents en décembre sur leur stratégie présidentielle. D’ici là, Marine Tondelier reste la candidate du parti, tandis que la direction ouvre des négociations avec les autres forces de gauche.

Le

Blois: Olivier Faure closes the Socialist Party s Summer University
7min

Politique

Glucksmann qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal : la primaire est-elle une machine à perdre ?

La campagne de la primaire PS/Place Publique a à peine commencé, et déjà le piège de la division apparaît. Ségolène Royal a usé d’un qualificatif peu amène à l’encontre du favori, Raphaël Glucksmann. Elle a été rappelée à l’ordre par la commission d’organisation de la primaire. C’est toute la dualité de ce processus de sélection « censé lancer une dynamique » d’un camp tout en « maximisant les divisions », note Pierre-Nicolas Baudot, politiste, spécialiste de la gauche.

Le

Pour l’eurodéputé Manuel Bompard, le référendum d’initiative citoyenne « n’est pas suffisant »
9min

Politique

« Faire la transition vers une IA durable constitue un impératif environnemental, mais peut aussi devenir un facteur de compétitivité pour la France », selon un rapport du Sénat

Consacré à l’empreinte environnementale de l’IA et dans la continuité des travaux de 2020 de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat publie ce lundi 21 septembre les conclusions de son rapport présenté par les rapporteurs Guillaume Chevrollier (LR), Damien Michallet (LR) et Simon Uzenat (PS).

Le