Pour Le Foll (PS), Macron est un président de droite
Stéphane Le Foll, ancien porte-parole du gouvernement durant la présidence de François Hollande, a estimé dimanche sur BFMTV que...

Pour Le Foll (PS), Macron est un président de droite

Stéphane Le Foll, ancien porte-parole du gouvernement durant la présidence de François Hollande, a estimé dimanche sur BFMTV que...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Stéphane Le Foll, ancien porte-parole du gouvernement durant la présidence de François Hollande, a estimé dimanche sur BFMTV que le président Emmanuel Macron avait "choisi un camp aujourd'hui", celui de la droite.

Est-ce qu'Emmanuel Macron est de droite ? "Oui, je pense qu'il a choisi un camp aujourd'hui, Emmanuel Macron", a affirmé ce membre du PS, critiquant les choix budgétaires du gouvernement, lui qui a été co-signataire d'un appel au gouvernement, lancé par Libération et diffusé mardi, pour qu'il publie l'impact des mesures réformant la fiscalité du capital, dont l'ISF, "sur les 100 Français les plus riches".

Pour M. Le Foll, cela se voit que l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande est de droite "sur la manière dont il a abordé des questions comme la sécurité."

"Quand on remet la police du quotidien, était-il nécessaire de revenir sur des phrases de Nicolas Sarkozy (ndlr: en 2002) sur la police de proximité ? Personne n'a jamais dit que la police de proximité, c'était fait pour jouer au foot, c'est pas vrai. C'était une manière de se positionner à droite sur une idée qui était pourtant de gauche", d'après l'ancien ministre de l'Agriculture.

Emmanuel Macron a assuré mercredi que la police de sécurité du quotidien (PSQ) qu'il entend mettre en place "n'est pas le retour à la police de proximité" instaurée par Lionel Jospin puis supprimée par Nicolas Sarkozy, indiquant que son rôle ne serait pas de "jouer au foot avec les jeunes", argument de M. Sarkozy quand il avait mis fin à la police de proximité, à partir de 2002.

M. Le Foll a poursuivi son analyse: "Sur le budget, quels sont les ministres qui aujourd'hui apparaissent et portent le message du gouvernement ? Franchement ? (Gérald) Darmanin (ndlr: ministre des Comptes publics), tout le monde le cite, d'où il vient ? De droite ! Bruno Le Maire (ndlr: ministre de l'Economie) ? De droite ! Edouard Philippe? (De chez) Juppé, même si on est sur la droite modérée, pas la droite Wauquiez, j'en ai parfaitement conscience".

"Le premier de cordée", expression employée par M. Macron dans son entretien le 15 octobre sur TF1, "c'est une image très jupitérienne et de droite", estime également M. Le Foll.

"Une société, c'est pas une cordée, c'est un corps social qui avance avec l'ensemble de ses éléments qui sont en réussite et qui doivent diffuser cette réussite", d'après lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le